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Des centaines de manifestants en Occitanie crient leur colère après la mort de Lyhanna : "la justice a failli, ça aurait pu être nos filles"

Une · · Par Claire BERNARD

Des centaines de manifestants en Occitanie crient leur colère après la mort de Lyhanna :

# Colère et recueillement en Occitanie après la mort de Lyhanna : "La justice a failli" Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce week-end devant

# Colère et recueillement en Occitanie après la mort de Lyhanna : "La justice a failli" Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce week-end devant les tribunaux judiciaires d'Occitanie pour rendre hommage à Lyhanna, une jeune fille dont le décès a suscité une vive émotion dans la région. À Montpellier, Nîmes, Alès et Mende, les manifestants ont exprimé leur colère contre un système judiciaire qu'ils estiment défaillant, scandant notamment "la justice a failli, ça aurait pu être nos filles". ## Une mobilisation régionale d'ampleur Selon des informations rapportées par Midi Libre, la mobilisation a été particulièrement forte en région devant les tribunaux judiciaires. Comme partout en France, les participants sont venus à la fois rendre hommage à Lyhanna et crier leur colère contre ce qu'ils perçoivent comme des manquements de l'institution judiciaire. Les rassemblements, qui se sont déroulés dans une atmosphère à la fois recueillie et tendue, ont réuni des citoyens de tous âges, des associations de défense des droits des femmes et des familles venues témoigner leur soutien. À Montpellier, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblées devant le palais de justice, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Lyhanna, la justice t'a oubliée" ou encore "Stop aux violences, la justice doit agir". Des prises de parole ont eu lieu, certaines très émouvantes, évoquant le parcours de la jeune fille et les signalements qui, selon les manifestants, n'auraient pas été pris suffisamment au sérieux par les autorités compétentes. ## Des questions sur le fonctionnement de la justice Les manifestants ont notamment pointé du doigt ce qu'ils considèrent comme une succession de dysfonctionnements dans le suivi de l'affaire. D'après des sources concordantes, plusieurs signalements auraient été effectués avant le drame, sans que des mesures de protection suffisantes ne soient mises en place. Ce constat partagé par de nombreux participants a nourri un sentiment d'injustice et d'incompréhension face à un système qui, selon eux, n'aurait pas su protéger une enfant en danger. À Nîmes, le rassemblement a également été marqué par des témoignages de proches et de voisins décrivant une situation qui semblait, selon eux, préoccupante depuis plusieurs mois. "On avait alerté, on avait dit qu'il se passait quelque chose, mais personne n'a écouté", a confié une participante sous couvert d'anonymat, visiblement bouleversée. Ces propos font écho à ceux entendus dans d'autres villes de la région, où la colère s'est mêlée à une profonde tristesse. ## Un contexte national de remise en question Cette mobilisation en Occitanie s'inscrit dans un mouvement plus large qui a touché l'ensemble du territoire français. Partout, les mêmes slogans ont été scandés, les mêmes questions posées sur l'efficacité des dispositifs de protection de l'enfance et sur la capacité de la justice à agir en amont des drames. Les associations présentes ont rappelé que des affaires similaires se sont multipliées ces dernières années, suscitant une défiance croissante envers les institutions chargées de protéger les plus vulnérables. À Mende et à Alès, des rassemblements plus modestes mais tout aussi déterminés ont également eu lieu. Les participants y ont exprimé leur soutien à la famille de Lyhanna et leur exigence de vérité et de justice. Certains ont appelé à une réforme en profondeur du système judiciaire pour éviter que de tels drames ne se reproduisent. "Il faut que ça change, on ne peut pas continuer à enterrer des enfants parce que la justice n'a pas fait son travail", a lancé un manifestant à Alès. ## Des suites judiciaires attendues Alors que l'enquête se poursuit, les familles et les associations restent dans l'attente de décisions concrètes. Les rassemblements de ce week-end pourraient n'être que le début d'une mobilisation plus large si les réponses apportées par les autorités ne sont pas jugées satisfaisantes. La question de la responsabilité de l'État dans la protection de l'enfance est désormais posée avec une acuité nouvelle, et les prochaines semaines pourraient être décisives pour l'évolution de ce dossier. L'émotion suscitée par la mort de Lyhanna dépasse largement le cadre régional et interroge la société française dans son ensemble sur sa capacité à protéger ses enfants. Les manifestants l'ont rappelé avec force : "ça aurait pu être nos filles", une phrase qui résonne comme un avertissement et un appel à une prise de conscience collective.