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Déclarer l'état d'urgence, faire intervenir l'armée, limiter le vote par courrier... Trump "n'exclut rien" à l'approche des élections de mi-mandat (les sondages le donnent perdant)

Economie · · Par Julie MOREAU

Déclarer l'état d'urgence, faire intervenir l'armée, limiter le vote par courrier... Trump

## Trump « n’exclut rien » : l’Insurrection Act plane sur les midterms À un mois des élections de mi-mandat du 3 novembre, Donald Trump entretient le flou sur l

## Trump « n’exclut rien » : l’Insurrection Act plane sur les midterms À un mois des élections de mi-mandat du 3 novembre, Donald Trump entretient le flou sur les moyens qu’il serait prêt à mobiliser en cas de défaite républicaine. Interrogé par le magazine *Time*, le président a évoqué l’Insurrection Act, une loi fédérale vieille de plus de deux siècles, sans écarter son invocation : « Je n’exclus rien. On verra. Beaucoup de gens pensent que je devrais parfois l’utiliser. » Une déclaration qui intervient alors que les sondages donnent son camp perdant, selon BFM Business. ## Ce que permet réellement l’Insurrection Act Texte ancien, l’Insurrection Act autorise un président, dans des circonstances exceptionnelles, à déployer l’armée sur le sol américain pour rétablir l’ordre ou faire appliquer la loi fédérale. Il ne confère en revanche aucun pouvoir d’annuler une élection ni d’en modifier les résultats. Son invocation donnerait toutefois à Donald Trump des marges de manœuvre considérables pour faire intervenir les forces armées à l’intérieur du pays, dans un contexte où certains de ses soutiens agitent déjà la menace d’une fraude en cas de défaite républicaine. ## Las Vegas, le « Storm Summit » et les théories du complot Cette option est alimentée depuis plusieurs mois par une frange de l’électorat MAGA. Selon une enquête de *The Atlantic*, une réunion s’est tenue début septembre à Las Vegas sous le nom de « Storm Summit » — le « sommet de la tempête ». Y figuraient des personnalités qui contestent toujours la victoire de Joe Biden en 2020. Parmi elles, Peter Ticktin, avocat qui connaît Donald Trump depuis l’adolescence. Il affirme que si les républicains perdent le 3 novembre, c’est que l’élection aura été truquée, décrivant un scénario de machines de vote transformant des voix républicaines en voix démocrates. Il évoque même la possibilité d’un contrôle militaire imposé par Trump en cas de victoire démocrate. Aucune preuve crédible n’étaye ces accusations de fraude. ## Des règles électorales sous pression En parallèle, l’administration Trump tente de modifier certaines règles du scrutin, notamment autour du vote par courrier, selon les éléments rapportés par BFM Business. Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte électoral particulièrement défavorable au camp présidentiel à un mois du vote. Le cumul de ces signaux — déclarations ambiguës, pression sur les procédures, mobilisation de réseaux contestant les résultats passés — nourrit les inquiétudes sur la manière dont les résultats du 3 novembre pourraient être acceptés ou contestés. ## Un scrutin sous tension L’enjeu dépasse la seule arithmétique électorale. La possibilité, évoquée sans être confirmée, d’un recours à l’armée ou d’une contestation des résultats place la campagne des midterms dans une zone d’incertitude inédite pour la démocratie américaine. Les prochaines semaines diront si ces déclarations relèvent de la pression politique ou d’une préparation opérationnelle. À ce stade, aucune décision formelle n’a été annoncée.