«DEAL Team Six», la nouvelle équipe de banquiers de choc du Pentagone au service de la suprématie militaire des États-Unis

# «DEAL Team Six» : quand le Pentagone recrute des banquiers de Wall Street pour financer la suprématie militaire américaine Le département américain de la Défe
# «DEAL Team Six» : quand le Pentagone recrute des banquiers de Wall Street pour financer la suprématie militaire américaine
Le département américain de la Défense a mis en place une nouvelle unité baptisée «DEAL Team Six», composée de banquiers d'affaires issus des plus prestigieuses institutions de Wall Street, afin de financer les besoins colossaux d'armement du pays. Selon des informations rapportées par *Le Figaro* le 6 juin 2026, cette initiative du secrétaire à la Défense Pete Hegseth viserait à transformer le Pentagone en adoptant les méthodes du secteur privé pour chasser la «bureaucratie dysfonctionnelle».
## Un recrutement d'exception aux conditions financières attractives
### Des salaires défiant la concurrence du secteur public
Quitter Wall Street pour le secteur public n'a jamais été le choix de carrière le plus lucratif qu'un banquier d'affaires puisse faire. Pourtant, selon des sources concordantes, une offre d'emploi particulièrement alléchante aurait circulé cet hiver sur les «floors» de Goldman Sachs, Morgan Stanley, JPMorgan et Bank of America. Aux 30 heureux élus débauchés était promis un salaire pouvant atteindre 600 000 dollars annuels, soit environ 517 000 euros. Une rémunération sans précédent pour un poste au sein de l'administration américaine.
### Des perspectives d'investissement inédites
Durant ce «détachement de deux à trois ans», les banquiers recrutés auraient la possibilité d'investir «plus de capitaux que la plupart des investisseurs n'en investissent dans une carrière entière», selon le média *Semafor*, qui aurait pris connaissance du document. Pour les éventuels sceptiques, l'offre vantait également l'opportunité «unique» de «servir son pays». Une combinaison rare entre intérêt national et perspectives financières exceptionnelles.
## Une transformation profonde des méthodes du Pentagone
### L'adoption des outils de Wall Street
La création de la DEAL Team Six s'inscrirait dans une volonté plus large de modernisation des pratiques du département de la Défense. Pete Hegseth, en mettant en place cette unité, aurait expliqué vouloir mettre le Pentagone en mode «business», en adoptant les méthodes du privé. Cette approche viserait à financer la souveraineté américaine dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment ceux liés aux technologies de défense et à l'armement.
### Un pont entre deux mondes
Cette initiative représenterait une rupture significative avec les pratiques traditionnelles du Pentagone. En ouvrant grand ses portes aux acteurs et aux méthodes de Wall Street, le département américain de la Défense chercherait à accélérer ses capacités d'investissement et à rationaliser ses processus décisionnels. Les banquiers recrutés auraient pour mission d'appliquer leurs compétences en matière de financement de projets, de gestion de portefeuille et d'analyse de risques à des enjeux de sécurité nationale.
## Des implications stratégiques majeures
### La course à la suprématie technologique
Ce rapprochement entre la finance et la défense intervient dans un contexte de compétition technologique internationale intense. Les besoins d'armement colossaux des États-Unis, couplés à la nécessité de maintenir une avance stratégique dans des domaines comme l'intelligence artificielle, les drones ou la cybersécurité, justifieraient cette approche inédite. La DEAL Team Six pourrait ainsi jouer un rôle clé dans le financement de programmes d'armement de nouvelle génération.
### Des interrogations sur la gouvernance
Cependant, cette porosité entre le monde de la finance et celui de la défense soulève des questions. Les banquiers de Wall Street, habitués à des logiques de rentabilité à court terme, devront s'adapter aux impératifs de sécurité nationale et aux cycles longs de développement des programmes militaires. La question des conflits d'intérêts potentiels, notamment pour des professionnels ayant travaillé dans des institutions financières ayant des liens avec des entreprises du secteur de la défense, reste également posée.
Alors que la DEAL Team Six entame ses opérations, l'administration américaine semble parier sur une hybridation des compétences pour maintenir sa suprématie militaire. Reste à savoir si cette greffe du privé dans le public portera ses fruits, ou si les méthodes de Wall Street s'avéreront incompatibles avec les contraintes spécifiques du monde de la défense.