De retour dans la rue, carrière politique avortée et démêlés judiciaires : que sont devenues les figures des «gilets jaunes» ?

Huit ans après l'automne 2018, les figures qui avaient incarné la contestation des «gilets jaunes » se trouvent à un tournant. Selon un article du Figaro publié
Huit ans après l'automne 2018, les figures qui avaient incarné la contestation des «gilets jaunes » se trouvent à un tournant. Selon un article du Figaro publié le 17 octobre 2026, plusieurs d'entre elles soutiennent la manifestation prévue ce samedi, tandis que d'autres ont définitivement tourné la page. Le journal signe un travail de portraits sur ces visages devenus, pour certains, des habitués des prétoires ou des estrades politiques.
## Une révolte née sur les ronds-points
D'après les éléments rapportés par Le Figaro, le mouvement des «gilets jaunes » est apparu à l'automne 2018, en réaction à la hausse des taxes sur les carburants. Huit ans plus tard, la contestation retrouve un motif comparable : la flambée des prix de l'essence. À cette colère s'ajoute celle des lycéens, engagés depuis plusieurs semaines dans des blocus, selon la même source. Comme en 2018, la mobilisation a émergé sur les réseaux sociaux, en dehors des partis politiques et des syndicats, ce qui constitue l'une de ses caractéristiques structurelles.
## Des visages toujours identifiables
Le quotidien cite nommément Priscillia Ludosky, Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues et Éric Drouet parmi les figures de 2018 ayant manifesté leur soutien aux rassemblements du 17 octobre. Certaines comptent reprendre le chemin des cortèges, précise Le Figaro, tandis que d'autres auraient définitivement tourné la page. Toutefois, aucun leader fédérateur ne se serait imposé à ce stade de la mobilisation, ce qui distinguerait la séquence actuelle de celle de 2018, où plusieurs porte-parole avaient émergé spontanément.
## Trajectoires contrastées
Le Figaro évoque, sans en détailler le contenu dans l'extrait disponible, des parcours marqués par un retour dans la rue, des carrières politiques avortées et des démêlés judiciaires. Ces trois catégories résument la diversité des devenirs individuels. En effet, plusieurs figures du mouvement s'étaient rapprochées de formations politiques ou de listes électorales, sans succès durable. D'autres ont fait l'objet de procédures judiciaires, liées notamment à des violences lors de manifestations ou à des infractions de droit commun. Le journal ne précise pas, dans les éléments accessibles, le détail des situations personnelles concernées.
## Un mouvement sans incarnation
La configuration actuelle semblerait reproduire un schéma connu : une colère sociale qui se structure en marge des institutions, portée par des collectifs numériques plutôt que par des organisations établies. Le soutien de figures historiques pourrait toutefois jouer un rôle de caisse de résonance, sans garantie d'unité. D'après Le Figaro, la manifestation du 17 octobre constituera un premier test pour mesurer la capacité de ces anciens visages à peser à nouveau sur le débat public, huit ans après les ronds-points.