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«De la propagande» pro-russe: à Paris, des manifestants ciblent Xenia Fedorova et appellent à des sanctions

Monde · · Par Claire BERNARD

«De la propagande» pro-russe: à Paris, des manifestants ciblent Xenia Fedorova et appellent à des sanctions

Manifestation à Paris contre Xenia Fedorova : des voix s’élèvent contre une « propagande pro-russe » Une mobilisation a eu lieu le 3 juin devant le siège du gro

Manifestation à Paris contre Xenia Fedorova : des voix s’élèvent contre une « propagande pro-russe »

Une mobilisation a eu lieu le 3 juin devant le siège du groupe Lagardère à Paris, visant directement Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France et désormais chroniqueuse sur CNews et Europe 1. Les manifestants, issus de divers collectifs et associations, dénoncent ce qu’ils qualifient de « propagande pro-russe » diffusée sur ces antennes. Selon des informations rapportées par RFI, cette action s’inscrit dans un contexte de méfiance croissante envers les relais médiatiques perçus comme favorables au Kremlin, alors que la guerre en Ukraine se poursuit.

Une cible médiatique controversée

Xenia Fedorova, qui a dirigé la chaîne Russia Today France jusqu’à sa fermeture en février 2023, est devenue une figure récurrente sur les plateaux de CNews et d’Europe 1, deux médias appartenant au groupe Bolloré. Depuis son arrivée, elle est régulièrement accusée par ses détracteurs de propager un discours aligné sur la ligne du Kremlin. D’après des sources militantes, la manifestation du 3 juin visait à interpeller les autorités françaises sur la présence de cette chroniqueuse dans les médias grand public, dans un contexte où les sanctions européennes contre les médias russes se sont multipliées.

Les organisateurs de la protestation, dont des représentants d’associations de défense des droits humains et de soutien à l’Ukraine, estiment que la présence de Xenia Fedorova sur ces chaînes constitue une forme de « banalisation » de la propagande pro-russe. Ils appellent à des sanctions plus strictes contre les individus et les entités soupçonnés de relayer des messages favorables à Moscou, notamment en France.

Des appels à des sanctions renforcées

Lors de la manifestation, des pancartes et des slogans ont réclamé une action plus ferme des autorités françaises et européennes. Selon des informations recueillies sur place, les manifestants demandent que des enquêtes soient ouvertes sur les activités de Xenia Fedorova depuis son arrivée en France, ainsi que sur les liens financiers ou éditoriaux potentiels entre les médias du groupe Bolloré et des intérêts russes. Ces appels s’inscrivent dans une dynamique plus large de critiques contre ce qu’ils perçoivent comme une « influence étrangère » dans le paysage médiatique français.

D’après des sources proches des organisateurs, cette action pourrait être la première d’une série de mobilisations visant à sensibiliser l’opinion publique et les décideurs politiques. Les militants soulignent notamment que la fermeture de RT France n’a pas mis fin à la diffusion de contenus jugés problématiques, mais qu’elle s’est simplement déplacée vers d’autres canaux.

Un débat sur la liberté d’expression et les limites de la tolérance médiatique

Cette polémique soulève des questions plus larges sur la liberté d’expression et les limites de la tolérance envers des discours jugés contraires aux intérêts nationaux ou aux valeurs démocratiques. Xenia Fedorova, pour sa part, a toujours défendu son droit à exprimer ses opinions, affirmant qu’elle n’est qu’une chroniqueuse parmi d’autres. Cependant, ses détracteurs estiment que son passé à la tête de RT France, une chaîne sanctionnée par l’Union européenne pour propagande, justifie une vigilance accrue.

Le groupe Lagardère et les médias concernés n’ont pas commenté officiellement cette manifestation. Selon des analystes politiques, cet épisode illustre les tensions croissantes entre la nécessité de protéger le pluralisme médiatique et celle de prévenir l’ingérence étrangère dans le débat public français. Alors que la guerre en Ukraine continue de polariser l’opinion, la question de la place des voix pro-russes dans les médias occidentaux reste un sujet sensible, susceptible de nourrir de nouvelles controverses à l’avenir.