De nouveaux frigos de supermarchés français visés par des hackers : voici les enseignes concernées par les cyberattaques

## Cyberattaques sur les systèmes de réfrigération : l'ANSSI confirme l'extension du piratage aux équipements de supermarchés français Mardi 13 octobre, l'Agenc
## Cyberattaques sur les systèmes de réfrigération : l'ANSSI confirme l'extension du piratage aux équipements de supermarchés français
Mardi 13 octobre, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a annoncé que la cyberattaque visant les systèmes du fabricant danois Danfoss concernait également ceux de l'américain Copeland, selon des informations rapportées par Midi Libre. Ces deux équipementiers figurent parmi les principaux fournisseurs de solutions de réfrigération pour la grande distribution, ce qui laisse craindre une exposition élargie des enseignes françaises.
## Une attaque qui cible la chaîne du froid
Selon les éléments communiqués par l'ANSSI, la compromission porterait sur des systèmes de supervision et de contrôle utilisés dans les installations frigorifiques de plusieurs enseignes de supermarchés. Ces dispositifs, souvent connectés à distance pour permettre la maintenance et l'optimisation énergétique, constituent des points d'entrée potentiels pour des acteurs malveillants. D'après les informations relayées par Midi Libre, l'attaque ne se limiterait pas à un seul fabricant, mais s'étendrait à au moins deux fournisseurs majeurs du secteur. Cette configuration pourrait multiplier le nombre de sites concernés, d'autant plus que les équipements de froid représentent une infrastructure critique pour la conservation des denrées périssables.
## Quelles enseignes sont concernées ?
À ce stade, les autorités n'ont pas publié de liste nominative des enseignes touchées. Toutefois, selon des sources proches du dossier citées par Midi Libre, plusieurs chaînes de la grande distribution française utiliseraient les systèmes des deux fabricants identifiés. La nature transfrontalière de l'attaque — impliquant un acteur danois et un acteur américain — complique l'identification précise des victimes. En effet, la traçabilité des composants et des logiciels intégrés dans les installations frigorifiques reste souvent fragmentaire, ce qui pourrait retarder l'évaluation complète de l'incident.
## Un risque opérationnel et sanitaire
Au-delà de la dimension technique, l'attaque soulève des interrogations sur la sécurité alimentaire. Une perturbation prolongée des systèmes de réfrigération pourrait entraîner des ruptures de la chaîne du froid, avec des conséquences directes sur la conservation des produits frais et surgelés. Les enseignes concernées pourraient être contraintes de procéder à des destructions de stocks, voire à des fermetures temporaires de rayons. Par ailleurs, la cybersécurité des infrastructures industrielles — souvent désignées sous le terme de systèmes de contrôle industriel — demeure un maillon faible reconnu, notamment en raison de la coexistence de matériels anciens et de logiciels obsolètes.
## Une réponse coordonnée encore attendue
L'ANSSI, qui a confirmé l'extension de l'attaque, n'a pas précisé dans l'immédiat les mesures de remédiation engagées. Selon les procédures habituelles, l'agence pourrait accompagner les exploitants dans l'isolement des systèmes compromis et l'audit des accès distants. Toutefois, aucune communication officielle n'a été diffusée à ce jour concernant d'éventuelles revendications ou l'identité des attaquants. Le secteur de la grande distribution, déjà éprouvé par des incidents similaires ces dernières années, pourrait voir dans cet épisode un rappel de la nécessité de renforcer la segmentation réseau et la surveillance des équipements connectés.