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D’Anthropic à OpenAI, ces «gourous de l’IA» biberonnés à l’idéologie qui façonnent notre futur

Une · · Par Claire BERNARD

D’Anthropic à OpenAI, ces «gourous de l’IA» biberonnés à l’idéologie qui façonnent notre futur

D'Anthropic à OpenAI, une même matrice idéologique derrière les « gourous de l'IA » Selon une enquête du Figaro publiée le 10 octobre 2026, les fondateurs des p

D'Anthropic à OpenAI, une même matrice idéologique derrière les « gourous de l'IA » Selon une enquête du Figaro publiée le 10 octobre 2026, les fondateurs des principaux laboratoires d'intelligence artificielle partageraient un socle de convictions commun, hérité de la sphère rationaliste et de l'altruisme efficace. Une proximité idéologique qui, selon le quotidien, irrigue les laboratoires jusqu'aux couloirs de Washington. ## Un ingénieur en rupture devenu lanceur d'alerte L'enquête s'ouvre sur le parcours de Jacob Coxon, 27 ans, présenté comme l'un des visages du risque « existentiel » lié à l'intelligence artificielle. Le 8 septembre, cet ingénieur publiait sur la plateforme X une déclaration selon laquelle « les personnes qui développent l'IA sont fermement convaincues qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie ». D'après Le Figaro, Coxon a quitté le laboratoire Anthropic et l'industrie de l'IA, et multiplie depuis les interviews. Sa radicalité, contrebalancée par son expertise technique, aurait contribué à installer le débat sur la place publique. ## Le rationalisme comme socle commun Selon Jacob Coxon, cité par le quotidien, « les fondateurs de tous les projets visant à développer une superintelligence sont, d'une manière ou d'une autre, liés à la sphère rationaliste ». Cette communauté, décrite comme baignée de rationalisme et d'altruisme efficace, partagerait des convictions, des flux d'argent et une influence qui s'étendrait jusqu'à Washington. Le Figaro évoque ainsi des réseaux structurés, capables de peser sur les orientations technologiques comme sur les débats réglementaires. ## Une course paradoxale à la superintelligence L'enquête souligne une contradiction centrale : ces acteurs redoutent une intelligence artificielle capable d'anéantir l'humanité, tout en rivalisant pour la créer. Cette tension, note Le Figaro, structurerait les stratégies des laboratoires concernés, d'Anthropic à OpenAI. La publication de cette enquête intervient dans un contexte où les questions de sécurité et de gouvernance de l'IA occupent une place croissante dans les débats publics. ## Des relais d'influence jusqu'aux institutions Par ailleurs, le quotidien insiste sur la dimension politique du phénomène. Les convictions partagées au sein de ces communautés se traduiraient par des relais d'influence auprès des instances décisionnaires. Toutefois, l'enquête ne détaille pas les mécanismes précis de cette influence, laissant ouverte la question de son ampleur réelle. Reste à déterminer comment ces réseaux idéologiques pourraient peser sur les futures régulations. Selon Le Figaro, la porosité entre sphère rationaliste et laboratoires d'IA constituerait un enjeu de fond, à mesure que les décisions technologiques acquièrent une portée sociétale grandissante.