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Culture IA : Revolut teste le paiement... par reconnaissance faciale, par Anthony Morel - 01/10

Economie · · Par Emma ROUSSEAU

Culture IA : Revolut teste le paiement... par reconnaissance faciale, par Anthony Morel - 01/10

## Revolut teste le paiement par reconnaissance faciale : la fin annoncée des cartes bancaires ? Et si, demain, il suffisait d'un simple regard pour régler ses

## Revolut teste le paiement par reconnaissance faciale : la fin annoncée des cartes bancaires ? Et si, demain, il suffisait d'un simple regard pour régler ses achats ? Selon les informations relayées par BFM Business dans l'émission « Culture IA » du 1er octobre, présentée par Anthony Morel, la néobanque britannique Revolut testerait actuellement une solution de paiement reposant sur la reconnaissance faciale. Une innovation qui pourrait, à terme, bouleverser nos habitudes de consommation et redessiner les contours de la sécurité bancaire. ## Quand le visage devient moyen de paiement Le principe, tel que le décrit la séquence consacrée au sujet, consiste à valider une transaction non plus par un code, un téléphone ou une carte, mais par la simple identification du visage du client. L'idée n'est pas neuve — certaines expérimentations existent déjà en Chine, notamment chez Alipay — mais son adoption par un acteur européen de premier plan comme Revolut marquerait un cap symbolique important. La néobanque, forte de plusieurs dizaines de millions d'utilisateurs dans le monde, dispose d'un terrain d'essai considérable pour éprouver la robustesse et l'acceptabilité d'un tel dispositif. Les modalités précises du test — périmètre géographique, nombre de participants, durée — n'ont pas été détaillées dans le segment diffusé, qui reste, à ce stade, une présentation générale du projet. ## Biométrie et confiance : un équilibre délicat La reconnaissance faciale appliquée au paiement soulève des questions légitimes. Si elle promet fluidité et rapidité, elle interroge aussi sur la protection des données biométriques, particulièrement sensibles. En Europe, le règlement général sur la protection des données (RGPD) encadre strictement leur usage, et toute expérimentation devra composer avec ces garde-fous. Le défi technique, lui aussi, est réel : il faut garantir un niveau de fiabilité supérieur à celui d'un code PIN, tout en évitant les faux positifs qui pourraient exposer un utilisateur à une fraude. La question de l'acceptabilité sociale reste, enfin, entière : accepterons-nous demain de « payer de la tête » ? ## Une tendance de fond dans l'écosystème IA Ce test s'inscrit dans un mouvement plus large, que la chronique « Culture IA » de BFM Business documente régulièrement. En quelques jours, Anthony Morel a évoqué la bataille des agents IA entre Dots et Muse, les robots maçons capables de construire des maisons, ou encore les avancées de Figure AI vers un « robot majordome ». La biométrie de paiement n'est qu'un visage — c'est le cas de le dire — d'une même dynamique : l'intelligence artificielle s'immisce dans les gestes les plus ordinaires de la vie quotidienne. Le segment diffusé le 1er octobre ne fournit pas de calendrier de déploiement, ni de chiffres sur les résultats attendus. Il s'agit, à ce stade, d'une phase exploratoire dont les conclusions restent à venir. Reste une interrogation de fond : la reconnaissance faciale deviendra-t-elle un standard du paiement, ou demeurera-t-elle une curiosité technologique ? L'issue du test mené par Revolut, dont les enseignements ne sont pas encore connus, apportera sans doute un premier élément de réponse. Une chose est sûre : la frontière entre notre identité et notre portefeuille continue de s'estomper.