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Culture IA : Les nouveaux métiers stars de l'IA, par Anthony Morel - 14/09

Economie · · Par Emma ROUSSEAU

Culture IA : Les nouveaux métiers stars de l'IA, par Anthony Morel - 14/09

## Les nouveaux métiers de l'IA : une révolution du travail en marche L'intelligence artificielle ne cesse de redessiner le paysage professionnel. Selon la chro

## Les nouveaux métiers de l'IA : une révolution du travail en marche L'intelligence artificielle ne cesse de redessiner le paysage professionnel. Selon la chronique « Culture IA » d'Anthony Morel, diffusée sur BFM Business le 14 septembre, de nouveaux métiers émergent, portés par les besoins croissants des entreprises en matière d'IA. Une mutation qui interroge autant qu'elle fascine. ## Un écosystème professionnel en pleine expansion Le secteur de l'intelligence artificielle génère une demande sans précédent de compétences spécialisées. Parmi les fonctions les plus recherchées figurent les « prompt engineers », ces professionnels chargés de formuler les instructions les plus pertinentes pour les modèles génératifs. À leurs côtés, les « data annotators » ou « data labelers » préparent et qualifient les jeux de données indispensables à l'entraînement des algorithmes. Ces métiers, longtemps invisibles, acquièrent aujourd'hui une reconnaissance croissante. D'autres profils émergent, comme les « AI ethicists », garants d'un usage responsable des technologies, ou les « AI trainers », qui affinent le comportement des modèles. Cette diversification témoigne d'une professionnalisation accélérée du secteur, où la technicité côtoie désormais l'exigence éthique. ## Des compétences hybrides recherchées Ces nouveaux métiers ne se limitent pas à la maîtrise technique. Ils exigent une capacité d'analyse, une compréhension fine du langage et, souvent, une sensibilité aux enjeux sociétaux. Le « prompt engineer », par exemple, doit conjuguer créativité et rigueur pour obtenir des résultats exploitables. L'« AI ethicist », lui, doit anticiper les dérives potentielles et proposer des cadres d'usage. Cette hybridation des compétences bouscule les formations traditionnelles. Les entreprises peinent parfois à recruter, faute de profils adaptés. Un enjeu de taille, alors que la concurrence internationale s'intensifie. ## Une réflexion sociétale nécessaire L'émergence de ces métiers s'accompagne d'interrogations légitimes. Faut-il réserver certaines tâches aux humains ? La question, soulevée dans une précédente chronique du 27 août, demeure centrale. Si l'IA automatise certaines fonctions, elle en crée d'autres, souvent plus qualifiées. Reste à savoir si cette transition profitera équitablement à tous. Les pouvoirs publics et les entreprises sont appelés à anticiper ces mutations, par la formation et l'accompagnement. L'enjeu dépasse la simple adaptation technique : il touche à la place du travail dans nos sociétés. ## Une dynamique à confirmer Les nouveaux métiers de l'IA incarnent une promesse autant qu'un défi. Leur essor dépendra de la capacité des acteurs à structurer ces filières et à garantir des conditions d'exercice dignes. La chronique d'Anthony Morel rappelle, en filigrane, que la technologie ne vaut que par les usages que l'on en fait — et par les femmes et les hommes qui la façonnent. L'avenir dira si ces professions s'installent durablement ou si elles ne constituent qu'une étape transitoire dans une révolution en cours.