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Culture IA : Un nez électronique pour dépister le cancer du sein - 05/10

Economie · · Par Emma ROUSSEAU

Culture IA : Un nez électronique pour dépister le cancer du sein - 05/10

## Un nez électronique pour dépister le cancer du sein Et si l'odorat artificiel devenait une arme diagnostique ? Selon les informations rapportées par BFM Busi

## Un nez électronique pour dépister le cancer du sein Et si l'odorat artificiel devenait une arme diagnostique ? Selon les informations rapportées par BFM Business dans l'émission *Good Morning Business* du lundi 5 octobre, Anthony Morel a présenté, dans sa chronique *Culture IA*, une innovation prometteuse : un nez électronique capable de détecter le cancer du sein. Une avancée qui pourrait, à terme, bouleverser les protocoles de dépistage. ### Quand l'intelligence artificielle renifle la maladie L'idée peut surprendre, tant le diagnostic oncologique repose traditionnellement sur l'imagerie et la biopsie. Pourtant, depuis plusieurs années, la recherche explore la piste des composés organiques volatils — ces molécules émises par les cellules tumorales et présentes dans l'air expiré ou sur la peau. Le nez électronique, composé de capteurs chimiques couplés à des algorithmes d'apprentissage, reproduit ce que certains animaux, comme les chiens, parviennent déjà à faire instinctivement. L'appareil, dont les contours techniques n'ont pas été détaillés dans la chronique, viendrait ainsi analyser ces signatures olfactives pour repérer des anomalies invisibles à l'œil nu. La démarche s'inscrit dans un mouvement plus large : celui d'une médecine assistée par l'intelligence artificielle, où le diagnostic gagne en précocité et en accessibilité. ### Un enjeu de santé publique majeur Le cancer du sein demeure, en France comme ailleurs, la première cause de mortalité par cancer chez les femmes. Un dépistage plus précoce augmente considérablement les chances de survie, ce qui explique l'intérêt porté à des outils non invasifs, rapides et peu coûteux. Là où une mammographie exige un équipement lourd et un personnel spécialisé, un nez électronique pourrait, à terme, être déployé dans des cabinets de médecine générale, voire dans des zones où l'accès aux soins reste limité. Cette perspective rejoint les ambitions affichées par de nombreux laboratoires : démocratiser la détection, réduire les délais et alléger la charge pesant sur les services d'imagerie, souvent saturés. ### Des promesses qui appellent à la prudence Il convient toutefois de rester mesuré. Aucune donnée clinique précise n'a été communiquée dans la chronique diffusée par BFM Business, et l'outil évoqué semble encore au stade de la recherche ou de l'expérimentation. Les performances d'un nez électronique dépendent étroitement de la qualité de son apprentissage, de la diversité des échantillons et de la validation par essais contrôlés. Plusieurs équipes scientifiques, en Europe comme en Amérique du Nord, travaillent sur des dispositifs comparables, mais rares sont ceux qui ont franchi le seuil de l'homologation clinique. L'annonce, à ce stade, relève donc davantage de la promesse technologique que du protocole établi. ### L'IA, un odorat au service du soin Reste que cette innovation illustre une tendance de fond : l'intelligence artificielle ne se contente plus d'analyser des images ou des textes, elle investit désormais nos sens. Après la vue et l'ouïe, voici l'odorat. Si les essais à venir confirment son efficacité, le nez électronique pourrait devenir un complément précieux aux méthodes existantes — non un substitut, mais un premier filtre, capable d'orienter les patientes vers les examens appropriés. Une manière, peut-être, de transformer un geste de dépistage en réflexe anodin, presque invisible, au service d'une détection plus humaine parce que plus précoce.