Culte de l’ultraviolence, sévices sexuels, tueries de masse… Ce « néoterrorisme » qui inquiète les autorités

## Un « néoterrorisme » nihiliste qui inquiète les autorités françaises La mouvance True Crime Community (TCC), citée dans l'attaque survenue à Aubagne, illustr
## Un « néoterrorisme » nihiliste qui inquiète les autorités françaises
La mouvance True Crime Community (TCC), citée dans l'attaque survenue à Aubagne, illustre une forme de radicalisation nouvelle qui préoccupe les services de sécurité européens. Selon un décryptage publié par Le Figaro le 13 octobre 2026, cette communauté numérique s'inscrit dans ce que les autorités outre-Atlantique désignent sous le terme de « Nihilistic violent extremism » (NVE), une catégorie de menace en pleine expansion.
## Une nébuleuse numérique aux ramifications multiples
D'après les informations rapportées par Le Figaro, la TCC ne constitue pas un groupe isolé. Elle cohabite avec d'autres communautés numériques telles que The Com, 764 ou encore No Lives Matter, qui partageraient des caractéristiques communes : exploitation d'adolescents à la dérive, culte de l'ultraviolence et pratiques qualifiées de barbares. Ces réseaux, très actifs aux États-Unis et au Canada depuis plusieurs années, sembleraient progressivement s'implanter en Europe, notamment en France. Leur mode opératoire reposerait sur une logique de radicalisation en ligne, exploitant la vulnérabilité de mineurs en rupture sociale ou familiale.
## L'ultraviolence comme finalité et vecteur de reconnaissance
Pour les adeptes de cet « extrémisme violent nihiliste », l'ultraviolence ne serait pas seulement un moyen d'action mais bien une fin en soi. Selon l'analyse du Figaro, elle constituerait également un instrument d'obtention de considération au sein de leurs réseaux. Cette dynamique expliquerait la glorification de tueries de masse scolaires, notamment Columbine en 1999 — massacre adulé par les « Columbiners » — ou encore Sandy Hook en 2012. La TCC ne se limiterait pas à ces événements : elle vouerait un culte similaire à des tueurs en série, élargissant ainsi son panthéon macabre au-delà des seules attaques de masse.
## Une menace qui progresse en Europe
L'attaque d'Aubagne, au cours de laquelle une équipe de déminage est intervenue devant le collège Joseph-Lakanal après une fusillade, aurait été animée par cette mouvance selon les éléments cités par Le Figaro. Ce cas illustrerait la progression d'une menace jusqu'ici largement circonscrite au continent nord-américain. Les services de sécurité français sembleraient désormais confrontés à un phénomène hybride, à la croisée du terrorisme classique, de la criminalité numérique et de l'exploitation de mineurs. D'autant plus que ces communautés fonctionneraient en réseau décentralisé, sans hiérarchie identifiable, ce qui compliquerait leur détection et leur démantèlement.
## Un défi pour les dispositifs de prévention
Face à cette configuration, les outils traditionnels de lutte antiterroriste pourraient montrer leurs limites. La dimension nihiliste de cette mouvance — absence de revendication politique structurée, rejet de toute idéologie constituée — rendrait l'anticipation particulièrement complexe. Par ailleurs, le recrutement en ligne de publics jeunes et isolés pose la question de la responsabilité des plateformes numériques et de l'efficacité des dispositifs de signalement. Les autorités devraient probablement adapter leurs stratégies de renseignement et de prévention pour appréhender ces réseaux à la fois virtuels et violents, dont l'ancrage européen semblerait encore en phase d'expansion.