CSG, «zéro cotisation»... Comment les candidats à la présidentielle comptent rapprocher le salaire brut du net

La question du pouvoir d'achat et du coût du travail s'impose comme un axe majeur de la campagne présidentielle, à peine ouverte. Alors que le premier débat org
La question du pouvoir d'achat et du coût du travail s'impose comme un axe majeur de la campagne présidentielle, à peine ouverte. Alors que le premier débat organisé par le Medef s'est tenu la semaine dernière à Roland-Garros, à Paris, la problématique de l'écart entre le salaire brut et le salaire net a été soulevée directement par un chef d'entreprise face aux principaux candidats. Selon les informations rapportées par *Le Figaro*, cette thématique, qui touche à la fois aux finances publiques et au pouvoir d'achat des ménages, pourrait structurer les échanges jusqu'au scrutin.
## Un constat chiffré qui interpelle les prétendants
Lors de ce débat, Vincent Furlan, fondateur de l'agence de recrutement Feelinks, a interpellé les sept candidats présents — Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Tondelier — avec des données précises. Selon ses calculs rapportés par le quotidien, un salarié embauché à 2 900 euros nets avant impôts perçoit en réalité 2 250 euros, tandis que son coût total pour l'employeur atteint 4 100 euros. Ce différentiel de près de 45 % entre le coût complet et le salaire net perçu illustre, selon lui, un système où les prélèvements obligatoires pèsent lourdement sur l'emploi et le pouvoir d'achat.
Ce constat, bien que connu des économistes, prend une résonance particulière en période électorale. Il met en lumière les marges de manœuvre potentielles des futurs gouvernements, mais aussi les contraintes budgétaires auxquelles ils devront faire face. Les candidats, déclarés ou pressentis, devront articuler leurs propositions entre baisse des charges, réforme de la CSG et maintien du financement de la protection sociale.
## Des propositions divergentes sur la fiscalité et les cotisations
Selon l'analyse du *Figaro*, les approches des différents prétendants se distinguent nettement sur les modalités de rapprochement entre salaire brut et salaire net. Certains candidats, issus des rangs de la majorité sortante, pourraient privilégier une poursuite des allègements de charges ciblés, notamment sur les bas salaires, afin de stimuler l'emploi sans grever davantage les finances publiques. D'autres, à l'inverse, envisagent une refonte plus profonde du système de prélèvements, avec une possible fusion ou suppression de certains impôts comme la CSG pour les revenus les plus modestes.
Des figures comme Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, David Lisnard ou Gabriel Attal, cités par le quotidien, semblent avoir des sensibilités différentes sur ce dossier. Les débats à venir devraient permettre de préciser ces positions, d'autant plus que le financement de la Sécurité sociale et des retraites constitue un point de vigilance pour les électeurs. La question de la compétitivité des entreprises françaises, souvent pointée du doigt par les organisations patronales, reste également au centre des préoccupations.
## Un enjeu électoral majeur pour le pouvoir d'achat
La campagne présidentielle s'annonce donc particulièrement dense sur les questions économiques et sociales. Le pouvoir d'achat, préoccupation récurrente des Français, pourrait être au cœur des arbitrages, chaque candidat cherchant à démontrer sa capacité à améliorer concrètement la situation des ménages sans déstabiliser l'équilibre budgétaire du pays. Le Medef, en organisant ce premier débat, a clairement placé la barre sur le terrain de l'emploi et du coût du travail, un sujet qui fédère les attentes des entreprises comme des salariés.
Par ailleurs, la question de la progressivité des prélèvements et de leur lisibilité pour les citoyens pourrait également être soulevée. Selon des sources proches du dossier, des pistes de simplification administrative, comme la fusion de certaines lignes sur les fiches de paie, seraient étudiées par plusieurs états-majors de campagne. Toutefois, ces hypothèses restent à confirmer et devront être confrontées aux réalités budgétaires lors des prochaines échéances.
La suite de la campagne permettra d'évaluer la faisabilité technique et financière de ces différentes propositions, qui devront composer avec un contexte économique marqué par une dette publique élevée et des marges de manœuvre limitées. Les prochains débats, notamment ceux consacrés spécifiquement aux questions sociales, devraient offrir un cadre propice à ces éclaircissements.