Cryptomonnaies, immobilier, gisements miniers... L’ahurissante corruption de la famille Trump

# Cryptomonnaies, immobilier, gisements miniers : les affaires florissantes de la famille Trump La fortune du président américain Donald Trump et de ses proches
# Cryptomonnaies, immobilier, gisements miniers : les affaires florissantes de la famille Trump
La fortune du président américain Donald Trump et de ses proches a connu une progression spectaculaire depuis son retour à la Maison-Blanche, selon une enquête du *Figaro* publiée le 15 juillet 2026. Les Américains assistent, impuissants, à un système décomplexé où le pouvoir politique semble mis au service des intérêts financiers de la famille présidentielle, dans des secteurs aussi variés que les cryptomonnaies, l'immobilier ou l'exploitation minière.
## Un accord minier au Kazakhstan qui interroge
L'un des exemples les plus frappants de cette porosité entre pouvoir et affaires concerne le Kazakhstan. Lors d'une visite aux États-Unis en septembre 2025, le dirigeant kazakh aurait passé un accord avec Donald Trump, selon le *New York Times*. Cet accord aurait permis à Kaz Resources, une petite société américaine, d'obtenir l'accès à l'un des plus gros gisements miniers inexploités de tungstène au monde. Ce métal, stratégique, est essentiel pour la production d'armes, de munitions et de puces électroniques.
Parallèlement, la Maison-Blanche aurait accordé à Kaz Resources un financement public de 1,6 milliard de dollars. Pendant que ces négociations étaient en cours, Dominari Securities, une firme d'investissement en partie détenue par Eric et Don Jr, les deux fils du président, aurait pris, avec d'autres partenaires, 20 % d'une autre entité liée au projet minier kazakh. Cette configuration soulève des questions sur un possible conflit d'intérêts.
## Une fortune familiale en pleine expansion
Le retour de Donald Trump à la présidence semble avoir agi comme un accélérateur pour les affaires de sa famille. Les fils du président, Eric et Donald Trump Jr., sont désormais impliqués dans de multiples secteurs, allant de l'immobilier de luxe aux cryptomonnaies, en passant par des projets miniers internationaux. Selon l'enquête du *Figaro*, cette diversification des actifs familiaux s'effectuerait sans complexe, au vu et au su de tous.
Les observateurs notent que les activités de la famille Trump bénéficient désormais d'une visibilité et d'un accès aux plus hautes sphères du pouvoir qui étaient moins évidents avant le retour à la Maison-Blanche. Les accords internationaux, les financements publics et les partenariats d'affaires se multiplient, créant un écosystème où les frontières entre intérêts privés et fonctions publiques semblent de plus en plus floues.
## Des précédents et des inquiétudes persistantes
Ce n'est pas la première fois que les pratiques financières de la famille Trump sont pointées du doigt. Depuis son premier mandat, Donald Trump a refusé de se séparer de ses actifs commerciaux, contrairement à la pratique de nombreux présidents américains. Ses fils, censés gérer l'empire familial, continuent d'étendre leurs activités, y compris à l'international.
Les experts en éthique politique s'inquiètent de ce mélange des genres. Si aucun élément ne permet d'affirmer qu'il y a eu violation de la loi, le simple fait que des décisions politiques puissent profiter directement aux intérêts financiers de la famille présidentielle pose un problème démocratique majeur. Les Américains, selon plusieurs sondages, expriment une méfiance croissante envers cette gestion des affaires publiques.
## Des zones d'ombre persistantes
L'enquête du *Figaro* souligne que tous les détails de ces transactions ne sont pas publics. Le montant exact des participations des fils Trump dans Dominari Securities, les conditions exactes de l'accord avec le Kazakhstan, ou encore les bénéfices potentiels pour la famille présidentielle restent flous. Les porte-parole de la Maison-Blanche n'ont pas commenté ces révélations, tandis que les avocats de la famille Trump ont dénoncé des "accusations sans fondement".
Reste que cette affaire illustre une tendance de fond : l'utilisation sans précédent du pouvoir présidentiel pour favoriser des intérêts privés, dans un contexte où les garde-fous éthiques semblent avoir été affaiblis. Les prochains mois pourraient apporter des éclaircissements, notamment via des commissions d'enquête parlementaires ou des actions en justice. En attendant, le débat sur la corruption au sein de l'administration Trump est plus que jamais d'actualité.