Crue dévastatrice au Népal : les secours tentent d’évacuer une centaine d’ouvriers coincés dans un tunnel

Une course contre la montre est engagée au Népal, où les secours tentaient vendredi 28 août d'évacuer plus d'une centaine d'ouvriers prisonniers d'un tunnel sur
Une course contre la montre est engagée au Népal, où les secours tentaient vendredi 28 août d'évacuer plus d'une centaine d'ouvriers prisonniers d'un tunnel sur le chantier d'un barrage hydroélectrique, au lendemain d'une crue dévastatrice qui a fait au moins 472 morts à la frontière avec la Chine. Les opérations, menées par l'armée népalaise, se heurtent à des conditions météorologiques particulièrement difficiles, compliquant la localisation des entrées du tunnel.
## ### Des opérations de secours entravées par les conditions météo
Selon des informations rapportées par l'AFP, un porte-parole de l'armée népalaise, Raja Ram Basnet, a confirmé que des personnes étaient coincées dans le tunnel du site de construction du barrage de Trishuli. « Deux hélicoptères ont été dépêchés sur place mais il reste très difficile de localiser les entrées du tunnel », a-t-il déclaré, soulignant la complexité d'une mission rendue d'autant plus périlleuse par la crue et les intempéries qui persistent dans la région.
Les services du premier ministre népalais ont précisé que 350 ouvriers et habitants du secteur avaient déjà été évacués par l'armée « dans des conditions très risquées et rendues difficiles par les conditions météo et la crue ». Cette évacuation massive témoigne de l'ampleur de la catastrophe qui frappe cette zone frontalière, où les infrastructures hydroélectriques, pourtant essentielles à l'approvisionnement énergétique du pays, se trouvent désormais au cœur d'une situation humanitaire critique.
## ### Un bilan humain qui pourrait s'alourdir
Le bilan provisoire de 472 morts, établi mercredi dernier, pourrait malheureusement évoluer dans les prochains jours. Les autorités népalaises redoutent en effet que le nombre de victimes augmente à mesure que les équipes de secours accèdent aux zones les plus isolées, particulièrement dans les secteurs montagneux où les communications restent perturbées. La crue, d'une violence exceptionnelle, a également provoqué d'importants dégâts matériels, emportant routes, ponts et habitations sur son passage.
Cette catastrophe naturelle intervient dans un contexte où le Népal, pays himalayen parmi les plus vulnérables aux aléas climatiques, fait face à une recrudescence d'événements météorologiques extrêmes. Les autorités locales, soutenues par l'armée, poursuivent leurs efforts pour localiser les entrées du tunnel, espérant que les ouvriers piégés aient trouvé refuge dans des zones protégées de l'ouvrage.
## ### Une mobilisation nationale et des questionnements sur la sécurité des chantiers
Au-delà de l'urgence immédiate, cette tragédie soulève des interrogations sur les conditions de sécurité des travailleurs employés sur les grands chantiers d'infrastructure du pays. Le barrage de Trishuli, dont la construction mobilise une main-d'œuvre importante, illustre les défis auxquels sont confrontés les projets de développement dans des zones géologiquement sensibles et exposées aux caprices climatiques. Les autorités népalaises devront, une fois la situation stabilisée, évaluer les mesures à prendre pour prévenir de tels drames à l'avenir.
Alors que les hélicoptères militaires poursuivent leurs rotations au-dessus de la vallée de Trishuli, les familles des ouvriers toujours portés disparus restent dans l'attente, suspendues aux bulletins d'information diffusés par les autorités. L'issue de cette opération de sauvetage, qui mobilise l'ensemble des capacités logistiques de l'armée népalaise, conditionnera sans doute une réflexion plus large sur la résilience des infrastructures face aux catastrophes naturelles dans cette région himalayenne.