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Crise des carburants : l’État autorise la vente de gazole d’été jusqu’au 15 novembre

Une · · Par Claire BERNARD

Crise des carburants : l’État autorise la vente de gazole d’été jusqu’au 15 novembre

## Crise des carburants : l'État autorise la vente de gazole d'été jusqu'au 15 novembre Face aux tensions persistantes sur l'approvisionnement en carburants, l'

## Crise des carburants : l'État autorise la vente de gazole d'été jusqu'au 15 novembre Face aux tensions persistantes sur l'approvisionnement en carburants, l'exécutif a choisi d'assouplir temporairement les règles de commercialisation du gazole. Selon un arrêté publié mardi 22 septembre 2026 au Journal officiel, les distributeurs sont désormais autorisés, à titre exceptionnel, à vendre du gazole de qualité « été » au-delà de la date habituellement fixée au 1er novembre. Cette décision, rapportée par Le Figaro en collaboration avec l'AFP, vise à répondre à des difficultés d'approvisionnement que le gouvernement qualifie d'exceptionnelles. ## Un dispositif dérogatoire encadré Le texte officialise une mesure qui déroge au calendrier réglementaire classique. « Les distributeurs sont autorisés, à titre exceptionnel, à détenir en vue de la vente et à commercialiser du gazole dont la température limite de filtrabilité (TLF) est de 0°C maximum au lieu de -15°C maximum après le 1er novembre 2026 », précise l'arrêté cité par Le Figaro. Concrètement, cette tolérance permet de maintenir sur le marché un carburant estival dont le seuil de résistance au froid est moins élevé que celui du gazole dit « hiver ». La dérogation court jusqu'au 15 novembre, repoussant ainsi de deux semaines l'obligation de basculer vers la qualité hivernale. ## Le Moyen-Orient en toile de fond Pour justifier cette décision, l'exécutif invoque explicitement la situation internationale. Le gouvernement explique sa démarche par « les difficultés exceptionnelles d'approvisionnement rencontrées au vu de la situation internationale au Moyen-Orient », selon les termes de l'arrêté. Cette référence géopolitique suggère que les perturbations logistiques, notamment sur les routes maritimes et les chaînes d'importation, continuent de peser sur l'approvisionnement national en produits raffinés. D'après les informations du Figaro, ces tensions auraient conduit les autorités à anticiper un risque de pénurie localisée à l'entrée de la période hivernale. ## Une mesure sous conditions de responsabilité Si l'arrêté offre une souplesse aux distributeurs, il n'en demeure pas moins assorti de garde-fous. Le texte prévoit en effet que « en cas de problèmes, les bénéficiaires seront tenus responsables ». Cette clause pourrait renvoyer à la responsabilité des opérateurs en cas d'incident technique lié à l'usage d'un carburant moins résistant au froid, notamment par temps de gel. Le gazole d'été, dont la TLF est fixée à 0°C, présente en effet un risque de cristallisation par températures négatives, ce qui pourrait affecter le fonctionnement des moteurs diesel et, par extension, certaines flottes professionnelles. ## Un précédent qui interroge Cette dérogation rappelle que la régulation des carburants saisonniers constitue un instrument de gestion de crise déjà mobilisé par le passé. En temps normal, la bascule entre gazole d'été et gazole d'hiver s'opère selon un calendrier strict, pensé pour garantir la fiabilité des véhicules tout au long de l'année. Le report de cette échéance, même limité à quinze jours, pourrait avoir des conséquences mesurables si les températures chutent précocement sur le territoire métropolitain. Les professionnels du secteur, notamment les transporteurs routiers, pourraient être particulièrement exposés à ce risque, d'autant plus que leurs véhicules circulent de manière intensive. ## Une gestion au cas par cas Reste à savoir si cette mesure suffira à absorber les tensions actuelles. Le gouvernement n'a pas précisé, à ce stade, si d'autres ajustements réglementaires pourraient être envisagés en fonction de l'évolution de la situation internationale. La décision pourrait également être scrutée par les acteurs de la distribution, qui devront arbitrer entre continuité d'approvisionnement et conformité technique. À l'approche de l'hiver, l'équilibre entre sécurité d'approvisionnement et fiabilité des carburants demeure, en effet, un enjeu sensible pour l'ensemble de la chaîne logistique nationale.