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Couper dans les charges sociales pour faire gagner 10 % de pouvoir d’achat aux salariés : la proposition choc de Génération libre

Une · · Par Claire BERNARD

Couper dans les charges sociales pour faire gagner 10 % de pouvoir d’achat aux salariés : la proposition choc de Génération libre

Le débat sur le pouvoir d'achat connaît un nouvel épisode. Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 29 septembre 2026, le think-tank

Le débat sur le pouvoir d'achat connaît un nouvel épisode. Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 29 septembre 2026, le think-tank libéral Génération libre propose une réduction drastique des cotisations sociales afin d'augmenter directement le salaire net des travailleurs français. Une mesure qui, si elle était appliquée, pourrait redistribuer plusieurs dizaines de milliards d'euros vers les ménages, mais qui soulève des questions majeures sur le financement de la protection sociale. ## Une baisse de 32 % des cotisations salariales D'après les éléments publiés par le quotidien, la proposition centrale de Génération libre consiste à réduire de 32 % les cotisations salariales et de 10 % les cotisations patronales. Cette double diminution viserait à augmenter mécaniquement le pouvoir d'achat des salariés sans passer par une hausse des salaires bruts, souvent jugée pénalisante pour la compétitivité des entreprises. Selon les calculs avancés par le think-tank, un salarié rémunéré au smic gagnerait ainsi 128 euros supplémentaires par mois, soit environ 1 500 euros sur une année complète. Une somme non négligeable dans un contexte où l'inflation, notamment sur les carburants, continue de peser sur les budgets des ménages modestes. ## La question épineuse du financement Cependant, une telle réduction des cotisations pose immédiatement la question du financement des branches de la sécurité sociale. En effet, les cotisations salariales et patronales constituent la principale ressource des régimes d'assurance maladie, de retraite et d'allocations familiales. Pour compenser ce manque à gagner, Génération libre recommande, selon Le Figaro, une rationalisation de la dépense publique. Le think-tank libéral plaide pour une réduction des dépenses jugées inefficaces, sans préciser dans les extraits disponibles quels secteurs seraient concernés. Cette approche s'inscrit dans une ligne idéologique assumée de réduction du périmètre de l'État, mais elle devra faire face à la résistance des partenaires sociaux et des défenseurs du modèle social français. ## Un contexte économique tendu Cette proposition intervient dans un climat économique particulièrement délicat. Le Figaro rappelle que la période est marquée par une flambée des prix à la pompe, une hausse du chômage et des restrictions budgétaires. Dans ce cadre, toute mesure susceptible d'améliorer le pouvoir d'achat des salariés trouve un écho favorable dans l'opinion. Toutefois, les économistes restent divisés sur les effets réels d'une telle mesure. Certains estiment qu'une baisse des cotisations patronales pourrait stimuler l'emploi et la croissance, tandis que d'autres redoutent un déséquilibre durable des comptes sociaux. La question du transfert de la protection sociale vers la fiscalité, déjà évoquée lors de précédents débats sur la CSG, pourrait ressurgir. ## Un débat loin d'être tranché La proposition de Génération libre a le mérite de poser une question de fond sur l'articulation entre salaire net, coût du travail et financement de la solidarité nationale. Elle pourrait alimenter les discussions dans le cadre des prochains arbitrages budgétaires, d'autant plus que le gouvernement cherche des marges de manœuvre pour soutenir la consommation des ménages. Reste à savoir si cette idée, portée par un think-tank libéral, trouvera un relais politique au-delà des cercles d'experts. Pour l'heure, aucune position officielle n'a été exprimée par l'exécutif sur ce sujet.