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Corse : deux jeunes filles mises en examen après la mort d'un homme dans le centre d'Ajaccio

Une · · Par Claire BERNARD

Corse : deux jeunes filles mises en examen après la mort d'un homme dans le centre d'Ajaccio

Ajaccio : Deux adolescentes mises en examen après la mort d’un homme, le parquet affine le scénario des violences Deux jeunes filles âgées de 17 ans ont été mis

Ajaccio : Deux adolescentes mises en examen après la mort d’un homme, le parquet affine le scénario des violences

Deux jeunes filles âgées de 17 ans ont été mises en examen pour non-assistance à personne en danger, vol sur personne vulnérable et diffusion d’images, dans le cadre de l’enquête sur la mort d’un homme agressé dans la nuit du 3 au 4 juillet sur le cours Napoléon, en plein centre d’Ajaccio. L’annonce a été faite par le parquet local, qui a également précisé qu’un jeune majeur avait été mis en cause pour avoir porté le coup fatal à la victime.

Un appel aux amis et un coup porté en l’absence de rixe

Selon les informations communiquées par le procureur d’Ajaccio, Nicolas Septe, les faits se sont déroulés en plusieurs temps. Dans la nuit du 3 au 4 juillet, les deux adolescentes, alors présentes sur le cours Napoléon, auraient contacté un ami majeur pour qu’il vienne les rejoindre. Ce dernier, après avoir reçu leur appel, se serait rendu sur les lieux et aurait porté un coup à la victime, un homme dont l’identité n’a pas été révélée. Ce geste aurait entraîné son décès, survenu quelques jours plus tard.

Le parquet a tenu à rectifier la première version des faits, qui suggérait une altercation réciproque. « Contrairement aux premiers éléments de contexte qui avaient été donnés au départ de l’enquête, il apparaît que le coup porté à la victime ne faisait pas suite à une rixe », a déclaré Nicolas Septe. Les investigations ont en effet établi que la victime avait elle-même contacté les services de police avant l’arrivée du mis en cause, ce qui contredit l’hypothèse d’une agression subie par les jeunes filles.

Des mises en examen pour des actes distincts

Les deux adolescentes ont été mises en examen pour trois chefs d’accusation distincts. Le premier, la non-assistance à personne en danger, fait référence à leur absence d’intervention après que la victime a été frappée. Le second, le vol sur personne vulnérable, pourrait concerner des biens soustraits à l’homme alors qu’il se trouvait en état de faiblesse. Enfin, la diffusion d’images suggère que les jeunes filles auraient filmé ou partagé des séquences liées à l’agression, sans chercher à porter secours.

Le jeune majeur, quant à lui, a été mis en examen pour avoir porté le coup mortel. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer les circonstances exactes de l’appel passé par les adolescentes, ainsi que le rôle de chacune dans la séquence des événements. L’autopsie de la victime et les analyses toxicologiques devraient permettre de préciser les causes du décès et l’éventuelle préméditation des faits.

Un contexte de violence urbaine qui interroge

Cette affaire relance le débat sur la sécurité dans le centre-ville d’Ajaccio, où des incidents impliquant des mineurs se sont multipliés ces dernières années. Le cours Napoléon, axe très fréquenté, avait déjà été le théâtre de bagarres et de rodéos urbains. La mort de cet homme, survenue après une altercation impliquant des adolescents, soulève des questions sur l’encadrement des jeunes et la réponse pénale face à des actes de violence commis par des mineurs.

Le parquet a précisé que les deux jeunes filles, actuellement placées sous contrôle judiciaire, devront répondre de leurs actes devant le tribunal pour enfants. Le jeune majeur, quant à lui, reste en détention provisoire dans l’attente de son jugement. L’enquête se poursuit pour déterminer si d’autres personnes ont participé à l’agression ou ont assisté à la scène sans intervenir, ce qui pourrait donner lieu à des mises en examen supplémentaires.