Conflit entre les États-Unis et l’Iran, guerre en Ukraine… L’ONU en crise se penche sur les dérèglements du monde

L'Assemblée générale des Nations unies s'ouvre ce mardi à New York sur fond de crises internationales multiples et d'interrogations persistantes sur la capacité
L'Assemblée générale des Nations unies s'ouvre ce mardi à New York sur fond de crises internationales multiples et d'interrogations persistantes sur la capacité de l'organisation à y répondre. Selon un décryptage publié par Le Figaro le 21 septembre 2026, la « semaine de haut niveau », qui réunit les chefs d'État et de gouvernement pour une série de discours, se tient dans un contexte où « la guerre et la défense étroite des intérêts nationaux sont en passe de redevenir la norme ».
## Un forum diplomatique sous tension
D'après les informations rapportées par le quotidien français, l'organisation internationale est confrontée à « une accumulation de crises internationales qui viennent s'ajouter à la sienne propre ». Le conflit entre les États-Unis et l'Iran ainsi que la guerre en Ukraine figurent parmi les dossiers les plus lourds inscrits à l'agenda de cette session. Ces tensions interviennent alors que le multilatéralisme, principe fondateur de l'institution, semblerait de plus en plus contesté par plusieurs grandes puissances.
Le journal, cité par nos soins, évoque une ambiance « morose » au siège new-yorkais, où même un détail matériel — la réparation d'un escalier mécanique dont la panne avait irrité Donald Trump l'année précédente — rappelle les frictions récurrentes entre l'administration américaine et l'ONU.
## La succession de Guterres en toile de fond
Par ailleurs, cette édition 2026 se déroule « à quelques mois de la fin » du mandat du secrétaire général Antonio Guterres, selon la même source. Des tractations sont en cours pour lui trouver un successeur, ce qui pourrait peser sur les équilibres diplomatiques au sein de l'organisation. La question de la direction future de l'ONU s'ajoute ainsi aux débats sur son efficacité opérationnelle, dans un contexte où les veto au Conseil de sécurité paralysent régulièrement les initiatives de paix.
## Un rôle de forum menacé
Toutefois, si l'ONU « demeure le grand événement diplomatique de l'année », comme le souligne Le Figaro, son influence réelle sur les conflits en cours reste difficile à mesurer. L'organisation joue un rôle de tribune où les États peuvent afficher leurs positions, mais la multiplication des crises — Ukraine, Moyen-Orient, tensions sino-américaines — met à l'épreuve sa capacité à produire des consensus contraignants. En effet, la « semaine de haut niveau » sert autant à la diplomatie qu'à la mise en scène des rapports de force.
D'après des observateurs cités dans l'article, cette session pourrait être marquée par des échanges tendus entre délégations, notamment sur les dossiers iranien et ukrainien. Le contexte semble donc moins propice que jamais à des avancées multilatérales significatives, alors que les grandes puissances privilégieraient des canaux bilatéraux ou régionaux.
À l'issue de cette semaine, les regards se tourneront vers les discussions sur la succession de Guterres, dont l'issue pourrait conditionner la trajectoire de l'organisation pour les années à venir.