Compteurs Linky : des dizaines de clients ont payé l’électricité de leurs voisins, voici comment savoir si vous avez été victime d’une inversion

## Compteurs Linky : des dizaines de clients ont payé l’électricité de leurs voisins Selon des informations rapportées par Midi Libre, environ 130 usagers en Fr
## Compteurs Linky : des dizaines de clients ont payé l’électricité de leurs voisins
Selon des informations rapportées par Midi Libre, environ 130 usagers en France auraient réglé par erreur la facture d’électricité de leur voisin, en raison d’une inversion de compteur Linky. Ce dysfonctionnement, bien que limité en nombre, soulève des questions sur la fiabilité du déploiement du compteur communicant et sur les recours possibles pour les foyers concernés.
## Un phénomène marginal mais bien réel
D’après les éléments relayés par Midi Libre, la situation concernerait approximativement 130 clients sur l’ensemble du territoire français. Le mécanisme serait le suivant : lors de l’installation ou d’une intervention technique, les identifiants de deux compteurs Linky auraient été intervertis, si bien que l’énergie consommée par un foyer se retrouverait facturée à un autre. Ce type d’erreur pourrait passer inaperçu pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, tant que les montants prélevés restent cohérents avec les habitudes de consommation des occupants. Toutefois, lorsque les écarts deviennent significatifs — notamment en cas de différence de taille de logement ou d’équipement électrique —, la anomalie finit par être détectée, souvent à l’occasion d’une réclamation ou d’un déménagement.
## Comment vérifier si vous êtes concerné
Plusieurs indices peuvent alerter un usager. Une augmentation soudaine et inexpliquée de la facture, sans modification des habitudes de consommation, constitue un premier signal. De même, une incohérence entre la puissance souscrite et les relevés affichés sur l’espace client Enedis pourrait trahir une inversion. Selon Midi Libre, il est recommandé de comparer l’identifiant du compteur Linky — le numéro à douze chiffres figurant sur l’appareil — avec celui mentionné sur les factures et dans le contrat. En cas de doute, l’usager peut solliciter une vérification auprès de son fournisseur ou d’Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution. Une demande de contrôle technique peut alors être engagée, et un remboursement des sommes indûment versées peut être réclamé, avec effet rétroactif dans certains dossiers.
## Un déploiement sous surveillance
Le compteur Linky, déployé massivement en France depuis 2015, équipe aujourd’hui plus de 37 millions de foyers, selon les chiffres communiqués par Enedis. Ce dispositif vise notamment à améliorer le suivi de la consommation, à faciliter les relevés à distance et à permettre une meilleure gestion du réseau. Cependant, des incidents comme celui rapporté par Midi Libre rappellent que la transition numérique du réseau électrique n’est pas exempte de risques opérationnels. En effet, la pose de millions d’appareils en quelques années a pu générer des erreurs humaines ou techniques, d’autant plus que les sous-traitants intervenant sur le terrain sont nombreux. Par ailleurs, les associations de consommateurs signalent régulièrement des difficultés de traitement des réclamations liées au Linky, ce qui pourrait retarder la régularisation des situations d’inversion.
## Quelles suites pour les victimes ?
Pour les foyers concernés, la démarche de régularisation passe généralement par une réclamation formelle auprès du fournisseur d’électricité, qui se charge ensuite de transmettre le dossier à Enedis. Selon les informations disponibles, les corrections impliquent une re-facturation sur la base des consommations réelles, ainsi qu’un remboursement du trop-perçu. Toutefois, la charge de la preuve pourrait incomber au client, qui doit être en mesure de démontrer l’incohérence entre ses relevés et sa consommation effective. À l’échelle nationale, le nombre de cas recensés demeure faible au regard du parc total de compteurs installés, mais il illustre la nécessité d’un contrôle accru lors des opérations de pose et de maintenance. La question d’un renforcement des procédures de vérification chez les installateurs pourrait, à terme, être posée par les autorités de régulation.