Comme l'avait annoncé son prédécesseur François Villeroy de Galhau, Emmanuel Moulin confirme que la Banque de France abaissera ses prévisions de croissance 2026

# La Banque de France confirme une révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2026 Emmanuel Moulin, nouveau gouverneur de la Banque de France, a
# La Banque de France confirme une révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2026
Emmanuel Moulin, nouveau gouverneur de la Banque de France, a confirmé mardi que l'institution abaissera ses prévisions de croissance pour l'année 2026, comme l'avait annoncé son prédécesseur François Villeroy de Galhau le 1er juin dernier. Lors d'une allocution au Paris Finance Forum, le successeur de Villeroy de Galhau a indiqué que les nouvelles projections, qui seront publiées mi-juin, "seront en-dessous de 0,9%", soit inférieures aux 0,9% anticipés en mars dernier. Cette révision fait suite à la publication par l'Insee d'un recul du PIB français de 0,1% au premier trimestre, une "mauvaise surprise" selon les termes employés par l'ancien gouverneur.
## Un contexte économique assombri par plusieurs facteurs
### Une croissance revue à la baisse et une inflation revue à la hausse
Emmanuel Moulin a précisé que les nouvelles prévisions montreront "moins de croissance et plus d'inflation". Cette double dégradation reflète les difficultés rencontrées par l'économie française depuis le début de l'année. François Villeroy de Galhau avait déjà alerté le 1er juin dernier sur les conséquences du recul du PIB au premier trimestre, évoquant des prévisions de croissance 2026 qui seraient "révisées en baisse par rapport à celle que nous avions publiée en mars". L'ancien gouverneur avait souligné qu'il restait "beaucoup d'incertitudes sur la durée du conflit au Moyen-Orient, sur ce qui va se passer sur le prix du pétrole".
### Un ralentissement qui touche l'ensemble des composantes de la demande
Selon les analyses de François Villeroy de Galhau, le ralentissement économique ne se limite pas aux seules exportations, "qui est spectaculaire", mais concerne également "ce qu'on appelle la demande intérieure", c'est-à-dire "la consommation des ménages, l'investissement des ménages et l'investissement des entreprises". Cette situation préoccupante intervient dans un contexte où l'institution monétaire refuse encore de parler de récession, définie comme deux trimestres consécutifs de recul du PIB. "Nos prévisions resteront positives dans la plupart des scénarios", avait tempéré l'ancien gouverneur, tout en reconnaissant que les incertitudes demeuraient nombreuses.
## Des scénarios multiples mais une prudence de mise
### Une révision qui s'inscrit dans une tendance plus large
La décision de la Banque de France de revoir ses projections à la baisse s'inscrit dans un mouvement plus large de dégradation des perspectives économiques pour la zone euro. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, et leurs répercussions sur les prix de l'énergie continuent de peser sur les anticipations des acteurs économiques. Emmanuel Moulin, en prenant ses fonctions, hérite d'une situation où la prudence est de mise, comme en témoigne son insistance sur la présentation de "plusieurs scénarios" lors de la publication des nouvelles prévisions mi-juin.
### Un signal pour les marchés et les acteurs économiques
Cette annonce constitue un signal important pour les marchés financiers et les entreprises françaises. La révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2026 pourrait influencer les décisions d'investissement et de consommation dans les mois à venir. Les nouvelles projections de la Banque de France, attendues avec attention par les économistes et les investisseurs, devraient fournir un éclairage plus précis sur la trajectoire de l'économie française dans un environnement marqué par de fortes incertitudes.