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Classement Pisa 2026 : 4 infographies pour comprendre le recul des élèves français en sciences depuis 20 ans

Une · · Par Claire BERNARD

Classement Pisa 2026 : 4 infographies pour comprendre le recul des élèves français en sciences depuis 20 ans

L’enquête PISA 2025, dont les résultats ont été publiés ce mardi par l’OCDE, place les sciences au cœur d’un constat préoccupant pour la France. Selon les infor

L’enquête PISA 2025, dont les résultats ont été publiés ce mardi par l’OCDE, place les sciences au cœur d’un constat préoccupant pour la France. Selon les informations rapportées par Le Figaro, le neuvième rapport du Programme international pour le suivi des acquis des élèves met en lumière près de vingt ans de stagnation, voire de recul, des performances des élèves français dans cette discipline. L’enquête a concerné 352 établissements scolaires français et 10 000 élèves de 15 ans, un échantillon représentatif qui alimente les débats sur l’efficacité du système éducatif national. ### Un domaine principal évalué aux résultats contrastés Lancée en 2000, l’enquête PISA évalue, tous les trois ans, la capacité des jeunes de 15 ans à mobiliser leurs connaissances dans trois domaines : les mathématiques, la compréhension de l’écrit et les sciences. Pour l’édition 2025, les sciences constituaient le domaine principal d’évaluation, ce qui confère à ces résultats une importance particulière dans l’analyse des tendances de long terme. D’après les données compilées par Le Figaro, la France se caractériserait par une forme de « stagnation » sur les vingt dernières années, une situation qui contraste avec les progressions observées dans d’autres pays de l’OCDE. Cette relative immobilité des scores français en sciences intervient dans un contexte où les exigences en matière de culture scientifique n’ont cessé de croître, notamment face aux défis technologiques et environnementaux contemporains. ### ### Une hiérarchie mondiale dominée par l’Asie Les infographies publiées par le quotidien national mettent en évidence une géographie mondiale des performances scientifiques nettement dominée par les systèmes éducatifs asiatiques. Les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, comme Singapour, le Japon ou la Corée du Sud, occuperaient les premières places du classement, confirmant une tendance observée lors des éditions précédentes. En parallèle, les pays européens, dont la France, enregistreraient un recul généralisé de leurs positions relatives. Ce phénomène ne serait pas uniquement attribuable à une baisse absolue des résultats, mais également à une progression plus rapide des pays asiatiques, qui creuseraient l’écart avec les nations occidentales. Les données suggèrent que les systèmes éducatifs asiatiques parviennent à combiner excellence académique et capacité à appliquer les connaissances dans des contextes pratiques, un objectif que le système français peinerait à atteindre. ### ### Un système éducatif français en question Les résultats de cette neuvième édition de PISA relancent, selon Le Figaro, les interrogations sur les choix pédagogiques opérés en France depuis le début des années 2000. La stagnation des performances en sciences pourrait être liée à plusieurs facteurs structurels, parmi lesquels la formation initiale des enseignants, les méthodes d’enseignement privilégiant la mémorisation au détriment de la résolution de problèmes, ou encore les inégalités territoriales dans l’accès à un enseignement scientifique de qualité. Par ailleurs, les comparaisons internationales montreraient que les pays ayant réformé leurs programmes scolaires pour intégrer davantage de démarches expérimentales et de pensée critique obtiennent de meilleurs résultats. La France, qui a connu de multiples réformes éducatives depuis vingt ans, semblerait toutefois ne pas avoir trouvé de formule permettant d’enrayer cette dynamique défavorable. Les données de l’enquête PISA 2025 pourraient ainsi servir de base aux futures orientations ministérielles en matière de politique éducative, alors que le ministère de l’Éducation nationale doit prochainement présenter ses priorités pour les prochaines années. La publication de ces résultats intervient également dans un climat de débats récurrents sur la baisse supposée du niveau des élèves, un sujet qui alimente régulièrement les discussions politiques et médiatiques en France.