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Cisjordanie occupée : le chef de l’ONU évoque «le spectre d’un nettoyage ethnique»

Une · · Par Claire BERNARD

Cisjordanie occupée : le chef de l’ONU évoque «le spectre d’un nettoyage ethnique»

## Cisjordanie occupée : António Guterres alerte sur « le spectre d'un nettoyage ethnique » Devant les dirigeants réunis pour l'Assemblée générale des Nations u

## Cisjordanie occupée : António Guterres alerte sur « le spectre d'un nettoyage ethnique » Devant les dirigeants réunis pour l'Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général de l'ONU a employé mardi 22 septembre une formule d'une gravité rare pour qualifier la situation en Cisjordanie occupée. Selon des informations rapportées par Le Figaro et l'AFP, António Guterres a évoqué « le spectre d'un nettoyage ethnique », appelant les parties à respecter le droit international. ## Un avertissement lancé devant l'Assemblée générale C'est dans un contexte diplomatique particulièrement tendu que le chef de l'ONU s'est exprimé, devant des dizaines de chefs d'État et de dirigeants mondiaux réunis à New York. Selon les propos rapportés par l'AFP, António Guterres a explicitement mis en garde contre les conséquences de l'action israélienne en Cisjordanie occupée, territoire où la situation sécuritaire et humanitaire se dégraderait de manière préoccupante. L'emploi de l'expression « nettoyage ethnique » par le plus haut responsable onusien constitue, en effet, une prise de position verbale d'une intensité inhabituelle dans le registre diplomatique. Cette déclaration intervient alors que plusieurs organisations internationales alertent depuis plusieurs mois sur l'extension des colonies et les déplacements forcés de populations palestiniennes. ## Un rappel du droit international et de la CIJ Poursuivant son intervention, António Guterres a insisté sur l'obligation faite à toutes les parties de se conformer au droit international ainsi qu'aux décisions de la Cour internationale de justice (CIJ). « Toutes les parties doivent respecter le droit international et les décisions » de la CIJ, a-t-il déclaré, selon des propos cités par Le Figaro. Cette référence n'est pas anodine : la juridiction internationale s'est prononcée à plusieurs reprises sur le statut juridique des territoires occupés et sur les obligations qui en découlent pour l'État concerné. Le secrétaire général semble ainsi rappeler que les résolutions et avis de la Cour ne relèvent pas d'une simple recommandation morale, mais bien d'un cadre juridique contraignant. ## La solution à deux États en péril Le chef de l'ONU a également formulé une mise en garde quant à l'avenir de la solution à deux États, pierre angulaire de la diplomatie internationale sur le dossier israélo-palestinien depuis des décennies. « Nous ne pouvons pas laisser la solution à deux États disparaître sous nos yeux », a-t-il averti, toujours selon les propos relayés par Le Figaro. Cette déclaration suggère que, du point de vue onusien, les dynamiques actuelles sur le terrain — expansion des implantations, violences, déplacements — pourraient rendre caduc un principe pourtant réaffirmé par de nombreuses chancelleries. La formule employée traduit une forme d'urgence, voire d'impuissance face à une situation que les instances multilatérales peinent à infléchir. ## Une déclaration aux répercussions incertaines Reste à savoir quel écho cette prise de parole rencontrera auprès des États membres et des parties concernées. Si les déclarations du secrétaire général de l'ONU portent une autorité morale certaine, leur traduction en actes dépend largement de la volonté politique des grandes puissances, notamment des membres permanents du Conseil de sécurité. En effet, l'écart entre les mises en garde verbales et les mesures concrètes reste souvent considérable dans ce dossier. Cette intervention pourrait toutefois alimenter les débats diplomatiques à venir et peser sur les discussions relatives au respect du droit international dans les territoires occupés.