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"ChatGPT, aide moi à gagner plus": selon Randstad, ceux qui maîtrisent l'IA en entreprise sont promus 3,5 fois plus vite que les autres

Economie · · Par Julie MOREAU

## L'IA, nouvel accélérateur de carrière selon Randstad Maîtriser l'intelligence artificielle ne relève plus seulement de la curiosité technologique : ce serait

## L'IA, nouvel accélérateur de carrière selon Randstad Maîtriser l'intelligence artificielle ne relève plus seulement de la curiosité technologique : ce serait devenu un levier de rémunération et de promotion. Selon une vaste étude internationale du groupe de ressources humaines Randstad, relayée par BFM Business, les salariés dotés de compétences en IA bénéficient d'un avantage salarial d'environ 25 % par rapport à leurs collègues. Plus frappant encore, certains d'entre eux progresseraient jusqu'à 3,5 fois plus vite dans leur carrière. ## Un avantage salarial dès l'entrée dans la vie active Le premier enseignement de cette enquête porte sur la rémunération. Randstad estime que les compétences en intelligence artificielle génèrent un différentiel de salaire moyen de l'ordre de 25 %. Ce bonus n'apparaît pas uniquement après plusieurs années d'expérience : il se manifeste dès le début de carrière, ce qui suggère que les employeurs valorisent immédiatement ces savoir-faire sur le marché de l'embauche. L'étude ne se contente pas de mesurer un écart de paie. Elle souligne que les certifications vérifiées en IA jouent un rôle décisif. Ce ne serait donc pas la simple familiarité avec des outils comme ChatGPT qui compterait, mais bien la capacité à faire attester et certifier ses compétences auprès d'un tiers reconnu. ## Des promotions qui court-circuitent l'ancienneté Le chiffre le plus spectaculaire concerne l'évolution professionnelle. Selon Randstad, les travailleurs qui développent et font certifier leurs compétences en intelligence artificielle peuvent gravir les échelons jusqu'à 3,5 fois plus rapidement que leurs collègues. Le groupe évoque même des salariés capables de dépasser des profils pourtant plus expérimentés, court-circuitant ainsi les étapes traditionnellement liées à l'ancienneté. « Les compétences en IA sont un passeport vers les salaires et les promotions », résumait en mai Sander van't Noordende, directeur général de Randstad, sur CNBC. Selon lui, un jeune diplômé maîtrisant ces outils peut désormais dépasser des personnes plus expérimentées. ## Des métiers qui se transforment en profondeur L'étude illustre cette mutation par des données observées aux États-Unis. Les offres traditionnelles de chargé de clientèle y ont reculé de 33 %, tandis que celles exigeant de ces mêmes professionnels une capacité à travailler avec l'IA ont bondi de 565 %. Dans le marketing, près de 11 % des offres demandent désormais une maîtrise de l'intelligence artificielle. Le phénomène ne se limite donc pas à des postes techniques : il touche des fonctions historiquement peu exposées à l'automatisation, comme la relation client ou la communication. Les employeurs ne cherchent plus seulement des spécialistes de la donnée, mais des profils capables d'intégrer ces outils dans leur quotidien professionnel. ## La prime aux compétences humaines Paradoxalement, l'essor de l'IA renforcerait la valeur de compétences très humaines. Randstad souligne que la créativité ou l'intelligence émotionnelle gagnent en importance à mesure que les tâches répétitives sont automatisées. La complémentarité entre maîtrise technique et savoir-être deviendrait ainsi le véritable facteur différenciant sur le marché du travail. Ces conclusions, issues d'une étude internationale, doivent toutefois être lues avec prudence : les corrélations observées entre compétences en IA et progression de carrière ne prouvent pas nécessairement un lien de causalité direct. D'autres facteurs, comme le secteur d'activité ou le profil des salariés concernés, peuvent intervenir. Reste une tendance de fond : pour de nombreux actifs, apprendre à travailler avec l'intelligence artificielle pourrait constituer l'un des investissements les plus rentables pour leur carrière. Une perspective qui devrait peser sur les stratégies de formation des entreprises comme sur les choix d'orientation des jeunes diplômés.