Chassée de chez elle par les flammes à Corbère, elle passe cinq jours dans une salle municipale : "Je n’ai pas fermé l’œil"

# Chassée de chez elle par les flammes à Corbère, elle passe cinq jours dans une salle municipale : "Je n'ai pas fermé l'œil" Évacuée en urgence dimanche en rai
# Chassée de chez elle par les flammes à Corbère, elle passe cinq jours dans une salle municipale : "Je n'ai pas fermé l'œil"
Évacuée en urgence dimanche en raison de l'incendie qui a ravagé une partie des Pyrénées-Orientales, Michèle, 61 ans, a pu retrouver son domicile de Corbère ce mercredi. Hébergée pendant cinq jours dans une salle municipale, elle témoigne d'une expérience traumatisante marquée par l'angoisse et l'incertitude.
## Une évacuation sous la menace des flammes
Selon des informations rapportées par Midi Libre, l'incendie qui a touché le secteur de Corbère, dans les Pyrénées-Orientales, a contraint plusieurs habitants à quitter leur domicile dans l'urgence. Michèle, une sexagénaire habitant la commune, a été évacuée dimanche dernier alors que les flammes se rapprochaient dangereusement de sa maison. "Je n'ai pas fermé l'œil", confie-t-elle, décrivant cinq nuits passées dans une salle municipale transformée en centre d'hébergement d'urgence. Les autorités locales avaient activé le dispositif communal de gestion de crise, prévoyant notamment la mise à disposition de locaux pour accueillir les sinistrés.
## Des conditions d'hébergement précaires
Durant ces cinq jours, Michèle a partagé l'espace avec d'autres sinistrés dans une salle municipale de Corbère. Les conditions, bien que fonctionnelles, n'offraient que peu d'intimité et de confort. "C'était très difficile de trouver le sommeil", explique-t-elle, évoquant le bruit ambiant et l'inquiétude permanente pour son habitation. Selon des sources locales, plusieurs familles ont été hébergées dans des conditions similaires, les services municipaux ayant dû s'adapter rapidement à l'afflux de personnes déplacées. Les associations caritatives locales ont également apporté leur soutien, distribuant des repas et des produits de première nécessité.
## Un retour progressif à la normale
Ce mercredi, Michèle a enfin pu réintégrer son domicile, après que les autorités ont levé les mesures d'évacuation. "Je suis soulagée, mais je reste marquée par cette expérience", confie-t-elle. L'incendie, qui aurait parcouru plusieurs hectares, n'a pas endommagé sa maison, mais le traumatisme psychologique demeure. Selon des informations rapportées par Midi Libre, les pompiers des Pyrénées-Orientales ont lutté plusieurs jours contre les flammes, bénéficiant de renforts venus des départements voisins. Le sinistre, dont l'origine reste à déterminer, s'inscrit dans un contexte de sécheresse et de vents violents ayant favorisé la propagation du feu.
## Des questions sur la gestion des crises
Cet épisode soulève des interrogations sur la capacité des communes rurales à héberger les sinistrés en cas d'événement climatique extrême. Corbère, comme de nombreuses petites communes des Pyrénées-Orientales, dispose de moyens limités pour faire face à ce type de situation. Selon des sources locales, les élus réfléchissent déjà à renforcer le dispositif d'hébergement d'urgence, notamment en identifiant des locaux supplémentaires. Michèle, de son côté, espère que cette expérience servira de leçon : "On ne se rend pas compte de ce que c'est que de perdre son chez-soi, même temporairement, tant qu'on ne l'a pas vécu", conclut-elle.