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Charles Marinakis, président de Century 21: "Le marché locatif privé est aujourd'hui en perdition"

Economie · · Par Julie MOREAU

Charles Marinakis, président de Century 21:

Logement locatif : le constat alarmant du président de Century 21 Charles Marinakis, président du réseau Century 21, a dressé un bilan particulièrement sombre d

Logement locatif : le constat alarmant du président de Century 21

Charles Marinakis, président du réseau Century 21, a dressé un bilan particulièrement sombre du marché locatif privé français, qu'il qualifie « en perdition ». Cette déclaration, rapportée par BFM Business lors d'une édition spéciale diffusée le 28 août 2026, intervient dans un contexte de tensions croissantes sur l'offre et la demande de logements. Le dirigeant pointe une dégradation structurelle qui affecte l'ensemble de la chaîne locative, des propriétaires bailleurs aux locataires, avec des conséquences économiques et sociales majeures.

Un marché sous pression entre offre insuffisante et demande soutenue

Selon les propos tenus par Charles Marinakis sur BFM Business, le déséquilibre entre l'offre et la demande n'a jamais été aussi prononcé. Le président de Century 21 évoque une raréfaction de l'offre locative privée, conséquence directe de multiples facteurs : la fiscalité jugée dissuasive pour les bailleurs, l'encadrement des loyers dans certaines métropoles, ainsi que les contraintes réglementaires liées à la performance énergétique des logements. Ces éléments combinés auraient conduit de nombreux propriétaires à retirer leurs biens du marché locatif traditionnel, soit pour les vendre, soit pour les convertir en location saisonnière ou en résidence secondaire. Parallèlement, la demande demeure extrêmement vigoureuse, portée par des ménages qui, face à des conditions d'emprunt restrictives, se tournent massivement vers la location. Cette configuration crée une pression considérable sur les loyers dans les zones tendues, tout en laissant de nombreux candidats locataires sans solution.

Des conséquences tangibles pour les ménages et les territoires

Les déclarations de Charles Marinakis, reprises par la chaîne économique, s'inscrivent dans un contexte plus large où l'immobilier résidentiel traverse une phase de recomposition. L'éditorial de Raphaël Legendre, également diffusé sur BFM Business le 20 juillet dernier, évoquait d'ailleurs la question des logements vacants à Paris, un paradoxe apparent face à la pénurie ressentie. Le président de Century 21 semble indiquer que cette situation n'est pas propre à la capitale mais se diffuse à l'ensemble du territoire national. Les conséquences se mesurent concrètement : des délais de location qui s'allongent pour les propriétaires les plus exigeants, des dossiers de candidature toujours plus compétitifs pour les locataires, et une précarité résidentielle qui gagne du terrain, particulièrement parmi les jeunes actifs et les ménages à revenus intermédiaires. Le marché locatif privé, historiquement considéré comme un filet de sécurité, perdrait ainsi sa fonction première d'accessibilité au logement pour une partie croissante de la population.

Un avenir incertain qui appelle à une réflexion structurelle

Face à ce diagnostic sans appel, Charles Marinakis semble appeler à une prise de conscience collective. La question de la redynamisation du parc locatif privé devient un enjeu central pour les années à venir, tant sur le plan social qu'économique. Les pistes de réflexion évoquées dans le débat public, telles que des mesures fiscales incitatives ou un assouplissement des contraintes réglementaires, pourraient être au cœur des discussions. Toutefois, le président de Century 21 n'a pas, à ce stade, formulé de propositions concrètes dans ses échanges avec BFM Business, laissant planer une interrogation sur les solutions à mettre en œuvre. Ce constat alarmant intervient dans un climat où l'immobilier dans son ensemble, qu'il s'agisse de la vente ou de la location, subit des évolutions profondes. L'avenir dira si ce cri d'alarme sera entendu par les pouvoirs publics et les acteurs du secteur, alors que la rentrée 2026 s'annonce décisive pour des milliers de ménages en quête d'un toit.