Championnats d’Europe de natation : «Le record du monde n’était pas possible ici», confie Léon Marchand après son premier titre européen

# Championnats d'Europe de natation : Léon Marchand décroche son premier titre européen et évoque les limites du bassin de Saint-Denis Vainqueur impérial du 200
# Championnats d'Europe de natation : Léon Marchand décroche son premier titre européen et évoque les limites du bassin de Saint-Denis
Vainqueur impérial du 200 mètres papillon ce samedi à Saint-Denis en 1'51''72, le quadruple champion olympique Léon Marchand a remporté son premier titre européen dans un bassin qui, selon lui, ne se prêtait pas à une tentative de record du monde. Le nageur de 24 ans s'est confié au micro du Figaro après une course maîtrisée, saluant au passage la performance de son partenaire d'entraînement Hubert Kos, qui l'a poussé dans ses retranchements.
## Une victoire enlevée dans une ambiance électrique
Selon des informations rapportées par Le Figaro, Léon Marchand s'est montré particulièrement satisfait de sa prestation, évoquant un « super moment » vécu devant un public acquis à sa cause. « Il y avait une ambiance de dingue dans la piscine. C'était cool », a-t-il confié, visiblement enthousiaste à l'issue de la finale disputée dans l'enceinte aquatique de Saint-Denis. Le nageur toulousain, qui s'entraîne désormais aux États-Unis sous la houlette de Bob Bowman, a également souligné la connexion particulière partagée avec Hubert Kos, son compagnon d'entraînement quotidien, avec lequel il a livré un duel de haut vol sur les cent premiers mètres de la course.
Le Hongrois, médaillé olympique à Paris en 2024, a en effet imposé un rythme soutenu d'entrée, contraignant le Français à puiser dans ses réserves pour recoller puis prendre l'avantage. « Je sais qu'il part très vite. Je le vois tous les jours à l'entraînement, donc je le connais un peu », a expliqué Marchand, saluant la qualité de cette opposition interne qui a contribué à élever le niveau de la finale.
## Une fin de course aboutie et des perspectives prometteuses
Au-delà de la victoire, c'est la gestion de son dernier cinquante mètres qui a retenu l'attention du nouveau champion d'Europe. « Les derniers 50 étaient vraiment bien pour le coup. Je trouve que ce sont les meilleurs derniers 50 que j'ai faits depuis bien longtemps », a-t-il analysé, avant de nuancer : « Mais ça veut aussi dire que j'aurais peut-être pu partir plus vite. Donc, il y a du bon, et il y a du [travail] ». Cette autosatisfaction mesurée témoigne de l'exigence que s'impose le nageur, qui semble déjà projeter son regard vers les échéances futures.
Son chronomètre de 1'51''72 le place en effet à proximité de son temps des Jeux Olympiques de Paris, où il avait décroché l'or dans cette discipline. Interrogé sur son ressenti par rapport à cette référence, le Français a toutefois tempéré les attentes concernant un éventuel record du monde dans ce bassin. « Le record du monde n'était pas possible ici », a-t-il confié, suggérant que les conditions de course — profondeur du bassin, température de l'eau ou configuration de l'enceinte — ne se prêtaient pas à une telle performance.
## Un champion en constante progression
Cette première couronne européenne vient enrichir un palmarès déjà exceptionnel, marqué par quatre titres olympiques obtenus lors des Jeux de Paris 2024. La performance réalisée à Saint-Denis confirme la trajectoire ascendante du nageur français, qui semble avoir parfaitement digéré l'après-Jeux et les sollicitations médiatiques qui ont accompagné son statut de star de la natation mondiale. La présence à ses côtés d'Hubert Kos, avec lequel il partage le quotidien de l'entraînement à l'Université d'État de l'Arizona, apparaît comme un facteur de progression non négligeable, la concurrence interne stimulant les deux athlètes.
Alors que les Championnats d'Europe se poursuivent à Saint-Denis, tous les regards seront désormais tournés vers les prochaines épreuves du programme, où Léon Marchand pourrait tenter d'ajouter d'autres titres à sa collection. Le nageur, qui n'a pas caché son ambition de continuer à améliorer ses performances, pourrait toutefois devoir attendre des conditions plus favorables pour envisager de s'attaquer aux records planétaires. Les prochaines compétitions internationales, organisées dans des bassins réputés plus rapides, lui offriront probablement cette opportunité.