« Cette deuxième vague de chaleur va faire plus mal que la première » : les agriculteurs inquiets pour leur culture

# « Cette deuxième vague de chaleur va faire plus mal que la première » : les agriculteurs inquiets pour leur culture Alors que le mercure s'apprête à franchir
# « Cette deuxième vague de chaleur va faire plus mal que la première » : les agriculteurs inquiets pour leur culture
Alors que le mercure s'apprête à franchir le seuil des 40 degrés localement en cette fin de semaine, un vent d'inquiétude souffle sur le monde agricole français. Après un premier épisode caniculaire au mois de mai, cette nouvelle vague de chaleur, plus intense et plus précoce, fragilise des cultures déjà éprouvées par un stress hydrique grandissant. Entre céréales qui blanchissent, herbes qui jaunissent et animaux d'élevage en souffrance, le tableau dressé par les exploitants est préoccupant, tandis que certains producteurs de fruits constatent, paradoxalement, une amélioration qualitative de leurs récoltes.
## Une sécheresse qui s'installe dangereusement
« Cette deuxième vague de chaleur va faire plus mal que celle du mois de mai », alerte Franck Sander, président de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), dans les colonnes du Figaro. Selon lui, la végétation, en pleine croissance, a déjà puisé dans les réserves d'eau du sol lors du premier épisode caniculaire. « Dans certains endroits, l'eau commence à manquer alors que les besoins des plantes restent importants », déplore cet exploitant alsacien. Les cultures de blé, actuellement au stade crucial du remplissage de l'épi, sont particulièrement vulnérables. « Avec ce stress hydrique, il y aura moins de grains et on va perdre du rendement », craint-il. Des restrictions d'eau ont d'ores et déjà été imposées dans plusieurs départements, signe que la situation est jugée critique par les autorités.
## Des conséquences visibles sur les cultures et les animaux
Un peu partout sur le territoire, le même constat s'impose : les céréales blanchissent prématurément et l'herbe jaunit, privant les élevages de fourrage de qualité. Les animaux d'élevage, eux aussi, subissent les assauts de cette chaleur brutale. Le stress thermique affecte leur bien-être et peut entraîner une baisse de la production laitière ou une moindre prise de poids. Les variations brutales de température, souligne le Figaro, sont rarement une bonne nouvelle en agriculture. Pourtant, un paradoxe émerge : certains producteurs de fruits tireraient leur épingle du jeu, profitant d'une meilleure qualité gustative et d'une hausse des ventes. Mais cette contrepartie semble bien mince face aux pertes de rendement annoncées pour les grandes cultures.
## Une inquiétude qui s'étend à l'ensemble de la filière
L'inquiétude gagne l'ensemble de la filière agricole, alors que les prévisions météorologiques n'annoncent aucun répit à court terme. Les épisodes caniculaires successifs, combinés à un déficit hydrique déjà marqué, pourraient compromettre une partie significative des récoltes estivales. Les agriculteurs, en première ligne face au dérèglement climatique, appellent à une prise de conscience collective et à des mesures d'adaptation structurelles. Si la première vague de chaleur de mai avait déjà laissé des traces, cette seconde offensive, plus brutale encore, pourrait bien marquer un tournant dans la saison agricole française.