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« Cet accord récompenserait l’intransigeance iranienne » : entre Washington et Téhéran, une mauvaise paix préparerait la prochaine guerre

Une · · Par Claire BERNARD

« Cet accord récompenserait l’intransigeance iranienne » : entre Washington et Téhéran, une mauvaise paix préparerait la prochaine guerre

# « Cet accord récompenserait l’intransigeance iranienne » : entre Washington et Téhéran, une mauvaise paix préparerait la prochaine guerre Alors que le sommet

# « Cet accord récompenserait l’intransigeance iranienne » : entre Washington et Téhéran, une mauvaise paix préparerait la prochaine guerre Alors que le sommet du G7 s'apprête à s'ouvrir à Évian, l'attention des chancelleries est accaparée par un possible mémorandum d'accord entre les États-Unis et l'Iran, dont la signature pourrait intervenir le jour du 80e anniversaire de Donald Trump, ce dimanche. Selon une analyse publiée par Le Figaro le 14 juin 2026, cet accord, s'il venait à être conclu, pourrait être perçu comme une défaite pour le président américain et « récompenserait l'intransigeance iranienne ». ## Un précédent diplomatique lourd de sens L'histoire récente des relations américano-iraniennes est marquée par des précédents diplomatiques complexes. En 2019, lors du sommet du G7 à Biarritz, la visite surprise du ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, convié par Emmanuel Macron, avait déjà illustré les tentatives de médiation française pour relancer le dialogue entre Téhéran et Donald Trump. Six ans plus tard, le sommet d'Évian se trouve lui aussi préempté par la question iranienne, dans un contexte cette fois marqué par un conflit armé direct. Selon des informations rapportées par Le Figaro, le mémorandum envisagé officialiserait un cessez-le-feu renouvelé, agrémenté d'une promesse de négociation. Si beaucoup pourraient se féliciter d'une telle issue, qui mettrait fin à la guerre et lèverait la pression sur le marché pétrolier, certains experts y voient un constat d'échec de l'option militaire américaine. ## Un « mal nécessaire » selon les experts israéliens Danny Citrinowicz, expert à l'Institute for National Security Studies (INSS) de Tel-Aviv, considère que cet accord constituerait un « mal nécessaire ». Selon lui, il viendrait officialiser l'échec de l'option militaire à atteindre ses objectifs clés dans le conflit qui oppose les États-Unis à l'Iran. Cette analyse, rapportée par le quotidien français, suggère que les frappes et les opérations militaires menées par Washington n'auraient pas permis de contraindre Téhéran à céder sur les points fondamentaux du différend. L'expert israélien estime que cet accord récompenserait en réalité « l'intransigeance iranienne », en offrant au régime des mollahs une issue diplomatique sans qu'il ait dû faire les concessions substantielles attendues par les Américains. Une lecture qui interroge sur la stratégie adoptée par l'administration Trump depuis le début du conflit. ## Les enjeux d'une paix fragile Les implications d'un tel accord dépassent largement le cadre bilatéral américano-iranien. En stabilisant le marché pétrolier, il pourrait apporter un soulagement temporaire à l'économie mondiale, mais au prix d'une reconnaissance implicite de la capacité de nuisance de Téhéran. Les pays européens, et particulièrement la France qui accueille le G7, se trouveraient dans une position délicate, pris entre la volonté de voir cesser les hostilités et la crainte de cautionner un accord qui ne traite pas les causes profondes du conflit. Le Figaro souligne que cet accord pourrait être interprété comme un signal négatif envoyé aux alliés régionaux des États-Unis, notamment Israël et les monarchies du Golfe, qui redoutent que Washington n'ait pas obtenu de garanties suffisantes concernant le programme nucléaire iranien et les activités régionales de Téhéran. ## Une perspective qui interroge la stratégie américaine Alors que Donald Trump fête ses 80 ans, la conclusion de ce mémorandum marquerait un tournant dans sa politique étrangère. Après avoir dénoncé l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien et mis en œuvre une stratégie de « pression maximale », le président américain pourrait se trouver contraint d'accepter un compromis qui, selon ses détracteurs, ne répond pas aux objectifs initiaux de son administration. La question qui demeure est celle de la durabilité de cet accord. Si les conditions de sa négociation ne permettent pas de résoudre les contentieux fondamentaux entre les deux pays, notamment sur le programme nucléaire et les missiles balistiques, nombreux sont ceux qui redoutent qu'une « mauvaise paix » ne prépare en réalité le terrain pour un prochain conflit, plus intense encore que celui qui s'achève.