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«Cédric aurait pu parler bien avant» : l’oncle de Delphine Jubillar se confie au Figaro après la découverte des ossements

Une · · Par Claire BERNARD

«Cédric aurait pu parler bien avant» : l’oncle de Delphine Jubillar se confie au Figaro après la découverte des ossements

# «Cédric aurait pu parler bien avant» : l’oncle de Delphine Jubillar se confie au Figaro après la découverte des ossements Cinq ans et demi après la disparitio

# «Cédric aurait pu parler bien avant» : l’oncle de Delphine Jubillar se confie au Figaro après la découverte des ossements Cinq ans et demi après la disparition de Delphine Jubillar, la découverte d’ossements humains dans le Tarn a ravivé la douleur de sa famille. Pour la première fois, son oncle Gérard C. s’est confié au Figaro, livrant un témoignage marqué par la sidération et une colère contenue à l’égard de Cédric Jubillar, principal suspect dans l’affaire. ## Un témoignage empreint d’émotion et de colère Gérard C., sexagénaire habitant près de Gaillac, a reçu la nouvelle par sa fille jeudi dernier : des ossements avaient été retrouvés sur un terrain agricole à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines. Selon des informations rapportées par Le Figaro, ce sont les gendarmes qui ont été conduits sur place par le mari de sa fille, en lisière d’un bois entre les villages de Mailhoc et Villeneuve-sur-Vère. Les os, possiblement deux fémurs, ont été exhumés dans la matinée. « C’était atroce, au niveau du cœur… », a confié le retraité, visiblement affaibli par l’émotion. Depuis le 16 décembre 2020, les proches de l’infirmière disparue attendaient désespérément de connaître la vérité sur ses derniers instants. L’annonce de cette découverte a agi comme une véritable déflagration. « On n’a pas trop dormi », a soufflé Gérard C., qui n’avait jamais pris la parole publiquement jusqu’à présent. Son témoignage, recueilli par la journaliste Esther Paolini, révèle un mélange de tristesse et d’exaspération. ## « Il aurait pu parler bien avant » Dans ses confidences, l’oncle de Delphine Jubillar a particulièrement ciblé Cédric Jubillar, le mari de la victime, mis en examen pour meurtre sur conjoint. « Il aurait pu parler bien avant », a-t-il déclaré, faisant référence aux années de silence et de procédure judiciaire. Cette phrase, reprise en titre par Le Figaro, traduit l’amertume ressentie par la famille face à l’absence d’aveux de la part du principal suspect. Gérard C. n’a pas caché son besoin impérieux de connaître enfin la vérité pour pouvoir entamer son deuil. « On attend ça depuis trop longtemps », a-t-il ajouté, suggérant que la découverte des ossements, bien que douloureuse, pourrait constituer un tournant dans l’enquête. Les analyses médico-légales en cours devraient permettre de confirmer l’identité des restes et, potentiellement, d’apporter des éléments nouveaux sur les circonstances du décès. ## Une affaire qui a marqué l’opinion publique La disparition de Delphine Jubillar, mère de deux enfants, avait suscité une vive émotion dans le Tarn et bien au-delà. Infirmière de profession, elle s’était volatilisée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, alors que le couple était en instance de séparation. Cédric Jubillar, peintre en bâtiment, avait rapidement été placé en garde à vue puis mis en examen, mais il n’a jamais reconnu les faits. La découverte de ces ossements, après cinq ans et demi d’attente, pourrait relancer une enquête qui semblait s’enliser. Pour la famille de Delphine, il s’agit d’une étape cruciale, même si la douleur reste vive. « On veut savoir ce qui s’est passé, pour pouvoir tourner la page », a conclu Gérard C., tandis que les analyses se poursuivent pour déterminer l’origine exacte des ossements retrouvés.