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"Ce document, c’est un faux scoop, il ne correspond pas à la réalité": Leclerc réfute les hausses de marges des distributeurs de carburant, les siennes sont entre "1 et 1,5 centime par litre"

Economie · · Par Julie MOREAU

Titre : "Ce document, c’est un faux scoop, il ne correspond pas à la réalité": Leclerc réfute les hausses de marges des distributeurs de carburant, les siennes

Titre : "Ce document, c’est un faux scoop, il ne correspond pas à la réalité": Leclerc réfute les hausses de marges des distributeurs de carburant, les siennes sont entre "1 et 1,5 centime par litre"

Le 24 avril 2026, Michel-Edouard Leclerc a exprimé une ferme opposition à un rapport affirmant que les marges brutes des distributeurs de carburants avaient augmenté de 30 % depuis le début des tensions au Moyen-Orient. Le président du comité stratégique de l'enseigne a qualifié ce document de "faux scoop", insistant sur le fait qu’il ne reflète pas la réalité du marché. Selon ses estimations, les marges pratiquées par Leclerc se situent entre 1 et 1,5 centime par litre, bien loin des chiffres avancés dans le rapport.

Lors d'une intervention sur TF1, Leclerc a critiqué le sérieux du document, rappelant qu'il ne mentionne ni Leclerc ni Système U. Il a expliqué que ces marges ne constituent pas des bénéfices, mais plutôt des ajustements nécessaires pour faire face aux coûts croissants. "Ce n’est pas un document sérieux", a-t-il déclaré, insistant sur l'importance d'une vérification rigoureuse des informations avant leur diffusion.

Les données issues du rapport, relayées par BFMTV, révèlent que les marges brutes sur le gazole atteignent 34 centimes par litre, avec des écarts selon les réseaux. Les stations indépendantes affichent des marges plus élevées, culminant à 35 centimes, tandis que la grande distribution se stabilise autour de 25 centimes. Cette situation soulève des interrogations sur la transparence des prix à la pompe et l'impact sur le consommateur.

Dans un contexte de conflit, les hausses des coûts sont souvent justifiées par des fluctuations sur le marché mondial. Cependant, Michel-Edouard Leclerc insiste sur le fait que les augmentations de prix observées ne se traduisent pas par des marges significativement accrues pour son enseigne. "Notre objectif est de proposer les prix les plus compétitifs possibles", a-t-il affirmé, soulignant l'engagement de Leclerc à maintenir les coûts pour les consommateurs au plus bas.

Dominique Schelcher, président-directeur général de la Coopérative U, a également réagi à ces allégations. Dans une déclaration, il a fait remarquer que les marges évoquées dans le rapport étaient nécessaires pour couvrir divers frais opérationnels, et non pour enrichir les distributeurs. Cette perspective met en lumière la complexité du secteur, où les marges brutes peuvent parfois donner une image déformée de la réalité économique.

Malgré les clarifications apportées par Leclerc et Système U, la tension entre les distributeurs et le gouvernement reste palpable. Ce dernier a affirmé que "les distributeurs jouent le jeu" concernant les marges à la pompe, ce qui pourrait être mis à mal si les consommateurs perçoivent des augmentations injustifiées. En revanche, le rapport de Bercy semble indiquer une réalité différente, ajoutant à la confusion actuelle.

Les conséquences de ces déclarations pourraient se faire ressentir dans les mois à venir. Les consommateurs, déjà touchés par la hausse des prix des carburants, pourraient réagir négativement face à ce qu'ils considèrent comme une manipulation des marges. Parallèlement, les distributeurs devront naviguer dans un climat de méfiance croissante, tout en tentant de préserver leur image de transparence.

À ce stade, il est crucial de suivre l'évolution des prix et des marges dans les semaines à venir. Avec une attention particulière portée aux fluctuations du marché et aux déclarations des acteurs du secteur, l'avenir des prix à la pompe pourrait être déterminé par la capacité des distributeurs à justifier leurs marges en période d'incertitude économique.