Catherine Pégard : « L’audiovisuel public doit avoir l’impartialité comme principe »

Catherine Pégard, actuelle ministre de la Culture, a déclaré le 3 mai 2026 que l’impartialité doit être le principe fondamental de l’audiovisuel public. Dans un
Catherine Pégard, actuelle ministre de la Culture, a déclaré le 3 mai 2026 que l’impartialité doit être le principe fondamental de l’audiovisuel public. Dans un entretien accordé au Figaro, elle a évoqué la préparation d’une rencontre avec les responsables de France Télévisions et de Radio France, visant à discuter des réformes indispensables pour moderniser le secteur.
La nécessité de réformes se fait ressentir. À l’approche de la publication du rapport Alloncle, Pégard a souligné l’urgence d’accélérer les changements. Elle a critiqué l’idée de réduire le budget de l’audiovisuel public d’un quart, en affirmant que « jeter un chiffre en pâture n’est pas la bonne méthode ». La ministre a précisé que le gouvernement a d’ores et déjà mis en place des mesures pour optimiser les coûts, notamment en ce qui concerne le fonctionnement des institutions.
Sur le sujet des priorités de l’audiovisuel public, Pégard a affirmé que l’information doit demeurer au cœur de l’offre. Elle a insisté sur la nécessité pour le service public de se démarquer des médias privés, en proposant une couverture de l’actualité qui soit à la fois exhaustive et impartiale. Cette vision s’inscrit dans un contexte où le secteur fait face à de nombreux défis, comme l’adaptation aux nouvelles technologies et l’évolution des comportements des consommateurs.
Concernant le budget, Catherine Pégard a abordé les efforts déployés par France Télévisions pour réaliser des économies significatives. Ces initiatives répondent à une inquiétude croissante entourant le financement de l’audiovisuel public. Les discussions en cours cherchent à trouver un juste milieu entre la nécessité de réduire les coûts et l’impératif de maintenir un service de qualité.
En parallèle de sa rencontre avec les dirigeants de France Télévisions et de Radio France, la ministre a demandé une évaluation régulière des réformes mises en place. L’objectif est de garantir que le service public conserve sa mission d’information tout en s’adaptant à un environnement médiatique en pleine mutation. Les prochaines étapes s’annoncent cruciales pour déterminer la voie à suivre.
L’audiovisuel public semble se trouver à un carrefour décisif. Les décisions qui seront prises dans un avenir proche pourraient avoir des répercussions significatives sur le paysage médiatique français. Un audit complet est programmé pour le mois de juin afin d’évaluer les effets des réformes sur la qualité de l’information diffusée.
Dans ce contexte, la question de l’impartialité apparait comme un enjeu central. Si l’audiovisuel public souhaite continuer à jouer son rôle de service public, il lui faudra non seulement s’engager à respecter ce principe, mais également à faire preuve d’adaptabilité face aux évolutions rapides du monde médiatique. La route s’annonce complexe, mais essentielle pour l’avenir de l’information en France.