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Carburants : «Tant que le détroit d’Ormuz sera bloqué», les prix resteront «extrêmement élevés», prévient le président de l’Ufip

Une · · Par Claire BERNARD

Carburants : «Tant que le détroit d’Ormuz sera bloqué», les prix resteront «extrêmement élevés», prévient le président de l’Ufip

TITRE : Carburants : « Tant que le détroit d’Ormuz sera bloqué », les prix resteront « extrêmement élevés », avertit le président de l’Ufip Le 26 avril 2026, Ol

TITRE : Carburants : « Tant que le détroit d’Ormuz sera bloqué », les prix resteront « extrêmement élevés », avertit le président de l’Ufip Le 26 avril 2026, Olivier Gantois, à la tête de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), a tiré la sonnette d'alarme concernant la situation des prix des carburants. Il a indiqué que tant que le détroit d'Ormuz sera bloqué, les tarifs resteront « extrêmement élevés ». Cette voie maritime, par laquelle transite environ 20% du pétrole mondial, est cruciale pour l'approvisionnement énergétique et son blocage entraîne des répercussions significatives sur les coûts, avec un gazole affiché à 60 centimes de plus qu’avant les récents conflits au Moyen-Orient. Des données récentes fournies par le ministère de la Transition écologique montrent une légère baisse des prix à la pompe. Le litre de gazole a enregistré une diminution de 7 centimes, atteignant 2,2441 euros, tandis que l'essence sans plomb 95-E10 se vend désormais à 1,9777 euro le litre. Toutefois, Olivier Gantois reste prudent dans ses déclarations : « Les prix se sont un peu calmés récemment. Mais on reste dans des prix très élevés. » Cette accalmie temporaire s'explique en partie par une baisse des cours du pétrole, avec le baril de Brent ayant chuté de 8 dollars. Cependant, cette réduction ne semble pas suffisante pour engendrer une amélioration durable. Les automobilistes, confrontés à ces fluctuations, expriment leur inquiétude, car cela impacte directement leur pouvoir d'achat. Gantois a rassuré en précisant qu'il n'y aurait pas de pénurie à court terme : « Jusqu’à fin mai, on sait qu’on aura à la fois le pétrole brut et les produits finis pétroliers d’importation pour approvisionner tous les consommateurs français. » Le détroit d'Ormuz est souvent le théâtre de tensions géopolitiques. L'absence de circulation sécurisée dans cette zone stratégique pourrait maintenir des prix élevés sur le long terme. Les experts du secteur s'inquiètent que les conflits persistants dans la région aggravent la crise énergétique en Europe. En effet, les automobilistes ont constaté des hausses constantes des prix à la pompe, un phénomène qui semble s'installer de manière durable. Une étude de l'Institut français des statistiques révèle que les dépenses en carburants ont augmenté de 15% par rapport à l'année précédente, un impact particulièrement ressenti par les foyers modestes. Les implications économiques de cette situation sont palpables et s'étendent au-delà des simples chiffres affichés à la pompe. Les petites entreprises, souvent dépendantes du transport, commencent à ressentir les effets de cette hausse des coûts. Dans la région Île-de-France, plusieurs commerçants rapportent une baisse de leur chiffre d'affaires, les clients réduisant leurs déplacements en réponse aux prix élevés des carburants. Les conséquences se font également sentir dans le secteur des transports. Les compagnies de livraison et de transport routier doivent jongler avec des coûts croissants et des demandes fluctuantes. Gantois a de nouveau souligné que « tant que le détroit d'Ormuz sera bloqué, on restera dans des prix extrêmement élevés », un avertissement qui résonne dans un contexte où chaque centime compte pour les consommateurs. Pour les automobilistes, les perspectives restent incertaines. À court terme, ils peuvent s'attendre à une stabilité relative des prix jusqu'à la fin mai, mais les évolutions géopolitiques pourraient rapidement redéfinir ce tableau. L'interconnexion entre les tensions internationales et les réalités économiques locales souligne la fragilité de notre dépendance aux carburants, et chacun se demande combien de temps encore cette situation va perdurer.