Carburants : une très large majorité de Français croit au retour des « gilets jaunes »

## Carburants : 88 % des Français anticipent un retour des « gilets jaunes » Selon un sondage Odoxa-Backbone réalisé pour Le Figaro et publié le 16 septembre 20
## Carburants : 88 % des Français anticipent un retour des « gilets jaunes »
Selon un sondage Odoxa-Backbone réalisé pour Le Figaro et publié le 16 septembre 2026, une très large majorité de Français estime qu'une nouvelle flambée des prix des carburants pourrait raviver le mouvement social de 2018. Cette enquête intervient alors que le gouvernement a dévoilé, lundi, des chiffres hebdomadaires records à la pompe, relançant les inquiétudes sur le front social.
## Un record à la pompe qui ravive les tensions
D'après les données gouvernementales relayées par Le Figaro, le litre de gazole est vendu en moyenne à 2,29 euros, soit une hausse de 3,4 centimes par rapport à la semaine précédente. Ce niveau, qualifié de record, survient dans un contexte où les appels à la mobilisation se multiplient. En effet, ces prix élevés rappellent directement la situation de 2018, lorsque la hausse de la taxe carbone avait déclenché le mouvement des « gilets jaunes », un épisode de contestation sociale d'une ampleur inédite.
## 88 % des sondés croient à une résurgence
L'élément central du sondage réside dans cette proportion : 88 % des personnes interrogées estiment qu'une hausse des prix des carburants pourrait provoquer un mouvement similaire à celui de 2018. Parmi elles, près de la moitié — soit 48 % — considère que cela pourra « certainement » arriver. Ce chiffre marque une progression notable de 18 points par rapport à un précédent sondage réalisé en avril dernier, période où les prix à la pompe avaient déjà connu une poussée significative. Cette évolution suggère une montée de la défiance et une sensibilité accrue des Français aux questions de pouvoir d'achat.
## Un contexte social sous haute surveillance
Cette enquête s'inscrit dans un climat où les tensions autour du coût de la vie demeurent prégnantes. Le mouvement des « gilets jaunes », né en novembre 2018, avait été déclenché par la hausse des taxes sur les carburants avant de s'élargir à des revendications plus vastes sur le pouvoir d'achat et la justice fiscale. Selon des sources concordantes, les autorités suivent de près l'évolution des prix et les appels à la mobilisation qui émergent sur les réseaux sociaux. Toutefois, aucun mouvement structuré d'ampleur nationale n'a été officiellement annoncé à ce stade.
## Une inquiétude qui dépasse les clivages
Le sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro met en lumière une inquiétude largement partagée, au-delà des traditionnels clivages politiques. La concomitance entre la hausse des prix à la pompe et la multiplication des appels à manifester pourrait, selon plusieurs observateurs, constituer un terreau favorable à une mobilisation. Cependant, la comparaison avec 2018 demeure hypothétique : le contexte politique, économique et social a évolué depuis, et la capacité de mobilisation des collectifs reste incertaine. Les prochaines semaines seront déterminantes pour mesurer si cette crainte exprimée dans les urnes sondagières se traduira dans la rue.