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Carburant, budget, « gilets jaunes » : sur fond de France en déclin, la présidentielle menacée par les colères sociales

Une · · Par Claire BERNARD

Carburant, budget, « gilets jaunes » : sur fond de France en déclin, la présidentielle menacée par les colères sociales

## La présidentielle sous la pression des colères sociales La hausse du prix des carburants ravive, en cette mi-septembre, le spectre d'une crise sociale suscep

## La présidentielle sous la pression des colères sociales La hausse du prix des carburants ravive, en cette mi-septembre, le spectre d'une crise sociale susceptible de percuter la campagne présidentielle. Selon les informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 16 septembre 2026, le prix moyen du SP95 atteindrait 2,15 euros le litre, un niveau proche d'un record qui fait redouter un mouvement d'ampleur comparable à celui des « gilets jaunes » de 2018. ## Un contexte économique sous tension D'après le quotidien, cette flambée des prix intervient dans un climat déjà fragilisé par les discussions budgétaires en cours. La conjonction d'une pression sur le pouvoir d'achat et d'une menace de crise financière pourrait, selon plusieurs observateurs cités par le journal, exacerber les tensions sociales à sept mois du scrutin. Le Figaro souligne notamment que cette configuration rappelle celle de l'automne 2018, lorsque la hausse de la taxe carbone avait déclenché un mouvement de contestation inédit par son ampleur et sa durée. En effet, les mobilisations se multiplient déjà sur le terrain. Une cinquantaine de pêcheurs ont bloqué, mardi, les accès à un dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, pour protester contre la hausse des prix du carburant, rapporte le quotidien, citant des images de La Provence. Ces actions, encore localisées, pourraient toutefois s'étendre si la tendance haussière se confirme dans les semaines à venir. ## Un terrain favorable aux extrêmes Selon l'analyse du Figaro, cette grogne sociale pourrait profiter au Rassemblement national et à La France insoumise, deux formations qui font du déclin général de la France un argument électoral central. Le journal évoque des « prétendants à l'Élysée » qui sembleraient tirer parti de ce climat de défiance. Cette dynamique, si elle se confirmait, pourrait rebattre les cartes d'une campagne encore en phase d'installation. Par ailleurs, la concomitance entre la crise sociale naissante et les négociations budgétaires ajoute une couche de complexité. Le gouvernement, confronté à la nécessité de maîtriser les finances publiques, pourrait se retrouver dans une position délicate s'il devait arbitrer entre rigueur et apaisement social. D'autant plus que la mémoire des « gilets jaunes » reste vive dans le débat public, et que toute mesure perçue comme injuste pourrait raviver une contestation latente. ## Une présidentielle sous influence Toutefois, l'issue de cette séquence reste incertaine. Si le scénario d'un embrasement social à grande échelle est évoqué par plusieurs analystes, rien ne garantit qu'il se matérialise avec la même intensité qu'en 2018. La configuration politique, les rapports de force et les attentes des électeurs ont évolué depuis. Le Figaro rappelle d'ailleurs que la campagne présidentielle de 2027 s'annonce déjà comme l'une des plus imprévisibles de la Ve République. À sept mois du scrutin, la question sociale s'impose donc comme un paramètre incontournable. Reste à savoir si les colères exprimées dans les ports et sur les ronds-points se transformeront en un mouvement national, ou si elles demeureront des épisodes localisés. L'évolution du prix des carburants dans les prochaines semaines constituera, à n'en pas douter, un indicateur décisif.