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«Capitulation», «trahison» : consternation à droite après l’interview de l’ambassadeur de France en Algérie, favorable au retour à 250.000 visas par an

Une · · Par Claire BERNARD

«Capitulation», «trahison» : consternation à droite après l’interview de l’ambassadeur de France en Algérie, favorable au retour à 250.000 visas par an

# «Capitulation», «trahison» : consternation à droite après l’interview de l’ambassadeur de France en Algérie, favorable au retour à 250.000 visas par an Les pr

# «Capitulation», «trahison» : consternation à droite après l’interview de l’ambassadeur de France en Algérie, favorable au retour à 250.000 visas par an Les propos tenus par l'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, dans un entretien accordé au média francophone *Tout sur l'Algérie* (TSA) le 14 juillet dernier, suscitent une vive émotion au sein des partis de droite et d'extrême droite. Le diplomate s'est déclaré favorable à un retour du volume de visas délivrés aux Algériens à hauteur de 250.000 par an, déclenchant une salve de critiques qualifiant cette position de « capitulation » et de « trahison ». ## Une annonce perçue comme un recul diplomatique Selon les informations rapportées par *Le Figaro*, Stéphane Romatet a indiqué que l'objectif était que « le volume de visas puisse redémarrer à la hausse ». Ce retour à un niveau antérieur à la crise diplomatique entre Paris et Alger interviendrait dans le cadre d'une volonté affichée de « remettre cette relation sur les rails », selon les termes mêmes du diplomate. L'ambassadeur a précisé agir avec un mandat du président Emmanuel Macron, confirmé dès son arrivée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, afin de relancer la coopération dans les domaines de « la sécurité, la justice et les questions migratoires ». Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays, notamment sur la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF) non exécutées par l'Algérie. En 2021, la France avait drastiquement réduit le nombre de visas accordés aux Algériens, passant de près de 250.000 à environ 50.000 par an, en représailles au refus d'Alger de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière. ## La réaction cinglante de Marine Le Pen Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle de 2027, a immédiatement réagi sur les réseaux sociaux, dénonçant « l'ouverture totale des vannes migratoires par un pouvoir macroniste en bout de course ». Dans un communiqué cité par *Le Figaro*, l'élue du Pas-de-Calais estime que cette décision « n'est pas une option pour la France », ajoutant qu'elle l'est « d'autant moins à l'égard d'un régime hostile qui depuis des mois se soustrait à ses obligations en refusant de reprendre ses OQTF ». La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale a également qualifié cette annonce de « capitulation » et de « trahison des intérêts français », selon des propos rapportés par plusieurs médias. Elle y voit une faiblesse diplomatique inacceptable de la part de l'exécutif, à un an de la prochaine échéance présidentielle. ## Un consensus critique au sein de la droite Au-delà du Rassemblement national, d'autres voix de la droite républicaine se sont élevées pour critiquer cette orientation. Des élus Les Républicains ont exprimé leur consternation, estimant que cette décision récompenserait un comportement jugé hostile de l'Algérie à l'égard de la France. Plusieurs parlementaires ont souligné le paradoxe d'une augmentation des visas alors que les tensions diplomatiques persistent sur des dossiers sensibles comme la mémoire coloniale ou les accords de 1968 régissant les flux migratoires. Certains observateurs politiques interrogés par *Le Figaro* notent que cette polémique intervient à un moment où la question migratoire s'impose comme l'un des sujets centraux de la campagne présidentielle à venir. Les positions de l'ambassadeur pourraient ainsi fragiliser la majorité présidentielle sur ce terrain, déjà contesté par l'opposition. ## Les enjeux d'une normalisation des relations bilatérales Du côté du Quai d'Orsay, on justifie cette évolution par la nécessité de normaliser les relations avec Alger, après plusieurs années de tensions. Stéphane Romatet a insisté sur sa volonté de « faire redémarrer » la coopération bilatérale, qui s'était considérablement dégradée depuis 2021. Selon des sources diplomatiques, la question des visas serait un levier essentiel pour obtenir des avancées sur d'autres dossiers, notamment la lutte antiterroriste au Sahel ou l'approvisionnement énergétique. Cependant, pour ses détracteurs, cette approche reviendrait à céder sans contreparties suffisantes. La droite craint que ce signal n'encourage d'autres pays à adopter une posture similaire, affaiblissant ainsi la capacité de négociation de la France sur les questions migratoires. Le débat promet de s'intensifier dans les semaines à venir, alors que les deux pays tentent de renouer un dialogue diplomatique complexe.