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Canicule: "Il va y avoir des pertes pour certains éleveurs", craint Michel-Édouard Leclerc, président des centres Leclerc

Economie · · Par Julie MOREAU

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# Canicule : "Il va y avoir des pertes pour certains éleveurs", alerte Michel-Édouard Leclerc Alors que la France fait face à un épisode caniculaire précoce, le

# Canicule : "Il va y avoir des pertes pour certains éleveurs", alerte Michel-Édouard Leclerc Alors que la France fait face à un épisode caniculaire précoce, les conséquences économiques se dessinent déjà dans le secteur agricole. Michel-Édouard Leclerc, président des centres Leclerc, a exprimé ses craintes quant aux répercussions de ces températures extrêmes sur les éleveurs français. "Il va y avoir des pertes pour certains éleveurs", a-t-il déclaré, pointant du doigt la vulnérabilité d'une filière déjà fragilisée par l'inflation et la hausse des coûts de production. ## Des pertes annoncées dans les élevages Selon Michel-Édouard Leclerc, interrogé sur BFM Business, la canicule actuelle pourrait entraîner des pertes significatives pour les éleveurs, notamment ceux qui ne disposent pas d'infrastructures adaptées pour protéger leurs animaux des fortes chaleurs. Le stress thermique chez les bovins, porcins ou volailles peut en effet réduire la production laitière, ralentir la croissance des animaux et, dans les cas les plus graves, entraîner des mortalités. Les chiffres précis des pertes potentielles n'ont pas été communiqués, mais le président des centres Leclerc a insisté sur la nécessité d'anticiper ces épisodes climatiques récurrents. Cette alerte intervient dans un contexte où les marges des éleveurs sont déjà sous pression. L'inflation des matières premières, la flambée des coûts de l'énergie et la hausse des prix de l'alimentation animale ont considérablement réduit leur rentabilité. Une nouvelle perte liée à la canicule pourrait fragiliser davantage des exploitations déjà en difficulté. ## Climatiseurs et ventilateurs : pas de rupture dans les magasins Leclerc Dans le même entretien, Michel-Édouard Leclerc a tenu à rassurer les consommateurs sur la disponibilité des équipements de rafraîchissement dans ses magasins. "Il n'y a pas de rupture", a-t-il affirmé, concernant l'approvisionnement en climatiseurs et ventilateurs. Alors que les températures grimpent, la demande pour ces produits explose traditionnellement, mais le groupe Leclerc semble avoir anticipé le phénomène. Le président des centres Leclerc a également évoqué la question du "congé climatique", un dispositif qui fait débat. Certains, comme l'économiste Amir Reza-Tofighi, président des "Entrepreneurs", estiment qu'il faut "arrêter de toujours penser que la solution, c'est de travailler moins". Cette position contraste avec les appels à adapter les conditions de travail face aux vagues de chaleur de plus en plus fréquentes. ## Un enjeu économique et climatique de long terme Au-delà de l'alerte immédiate, la déclaration de Michel-Édouard Leclerc soulève une question plus large : comment le secteur agricole et la grande distribution peuvent-ils s'adapter structurellement au changement climatique ? Les épisodes caniculaires, qui devraient se multiplier dans les années à venir, imposent des investissements conséquents dans les bâtiments d'élevage (ventilation, isolation, systèmes de brumisation) et dans les chaînes logistiques pour garantir la fraîcheur des produits. Le groupe Leclerc, premier distributeur alimentaire français, se trouve en première ligne pour gérer ces tensions. Les pertes annoncées chez les éleveurs pourraient se répercuter sur les prix en rayon, dans un contexte où le pouvoir d'achat reste la préoccupation numéro un des ménages. La filière agricole, déjà confrontée à des défis de compétitivité et de transition écologique, devra intégrer ces nouveaux risques climatiques dans ses modèles économiques. L'alerte de Michel-Édouard Leclerc, si elle n'est pas chiffrée précisément, a le mérite de placer le débat sur la table : la canicule n'est pas seulement un phénomène météorologique, c'est aussi un choc économique dont les effets se feront sentir bien après le retour des températures à la normale.