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Canicule : trois réacteurs nucléaires à l'arrêt et huit à puissance réduite en France, selon EDF

Une · · Par Claire BERNARD

Canicule : trois réacteurs nucléaires à l'arrêt et huit à puissance réduite en France, selon EDF

Canicule : trois réacteurs nucléaires à l’arrêt et huit à puissance réduite en France, selon EDF Alors qu’une vague de chaleur exceptionnelle frappe la France d

Canicule : trois réacteurs nucléaires à l’arrêt et huit à puissance réduite en France, selon EDF

Alors qu’une vague de chaleur exceptionnelle frappe la France depuis plusieurs jours, EDF a annoncé dimanche 12 juillet 2026 la mise à l’arrêt de trois réacteurs nucléaires et la réduction de puissance de huit autres, afin de respecter les normes environnementales liées aux rejets thermiques dans les cours d’eau. Cette décision, qui intervient dans un contexte de vigilance rouge étendue à 37 départements, illustre les contraintes croissantes pesant sur le parc nucléaire français en période de canicule.

Des arrêts et réductions de puissance liés à la chaleur

Selon des informations rapportées par France Info et confirmées par EDF à l’AFP, les réacteurs n°2 de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne), située au bord de la Garonne, n°3 de la centrale de Bugey (Ain), au bord du Rhône, et n°2 de la centrale de Chooz (Ardennes), au bord de la Meuse, sont actuellement à l’arrêt. L’entreprise publique a précisé que cette mesure est prise « à cause des conditions climatiques et pour respecter les arrêtés sur les rejets, et donc l’environnement ». Par ailleurs, des « adaptations de puissance » concernent sept autres réacteurs : les réacteurs n°1 et 2 à Saint-Alban (Isère), n°1 et 3 dans la centrale du Blayais (Gironde), n°4 et 5 à Bugey, ainsi que le réacteur n°1 à Chooz. En fin de journée de dimanche, le réacteur n°3 de la centrale de Tricastin (Drôme), dont la puissance avait été abaissée plus tôt, est retourné à un fonctionnement normal, a également indiqué EDF.

Un phénomène récurrent amplifié par le changement climatique

Cette situation n’est pas inédite. Les centrales nucléaires, qui utilisent l’eau des fleuves pour le refroidissement de leurs réacteurs, voient régulièrement leur production ajustée lors des épisodes de fortes chaleurs. En effet, la réglementation impose des limites de température pour les rejets d’eau dans l’environnement, afin de ne pas perturber les écosystèmes aquatiques. Lorsque le débit des cours d’eau est faible et que la température de l’eau est élevée, comme c’est le cas actuellement, EDF doit réduire la puissance ou, dans les cas les plus extrêmes, mettre à l’arrêt certains réacteurs. Selon des données historiques, des épisodes similaires s’étaient produits lors des canicules de 2003, 2018 et 2022, rappelant la vulnérabilité du parc nucléaire face aux aléas climatiques. D’après des experts en énergie, ces phénomènes pourraient devenir plus fréquents et plus intenses avec le réchauffement global, posant la question de l’adaptation à long terme du système électrique français.

Une vigilance rouge étendue et un incendie dans le Lot

Parallèlement à cette situation énergétique, Météo-France a maintenu 37 départements en vigilance rouge pour la journée de lundi 13 juillet, tandis que la Haute-Loire passera en vigilance orange à partir de midi. Au total, 47 départements seront concernés par une vigilance orange. Dans ce contexte de chaleur extrême, un incendie de végétation s’est déclaré samedi sur la commune de Cieurac, dans le Lot, entraînant l’évacuation de 86 personnes. Selon les autorités locales, le feu est désormais « fixé », mais la situation reste sous surveillance. Ces événements illustrent les multiples impacts de cette canicule, qui touche à la fois la production d’énergie, la sécurité des personnes et les écosystèmes.

Alors que la France traverse l’un des épisodes caniculaires les plus intenses de son histoire récente, la gestion du parc nucléaire par EDF soulève des interrogations sur la résilience du réseau électrique face aux défis climatiques. Les prochains jours devraient permettre de déterminer si les réacteurs concernés pourront reprendre leur pleine capacité une fois les températures revenues à la normale, ou si des tensions sur l’approvisionnement électrique pourraient survenir.