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Canicule : à Strasbourg, il invente une clim naturelle à partir d’une citerne d’eau de pluie

Une · · Par Claire BERNARD

Canicule : à Strasbourg, il invente une clim naturelle à partir d’une citerne d’eau de pluie

Canicule : à Strasbourg, un ingénieur invente une clim naturelle à partir d’une citerne d’eau de pluie Alors qu’une seconde vague de chaleur frappe la France, a

Canicule : à Strasbourg, un ingénieur invente une clim naturelle à partir d’une citerne d’eau de pluie

Alors qu’une seconde vague de chaleur frappe la France, avec des températures atteignant 38 degrés dans l’est du pays ce vendredi 10 juillet, un ingénieur strasbourgeois a développé une solution de rafraîchissement alternative aux climatiseurs énergivores. Selon un reportage de Camille Jayr diffusé dans l’émission Terre des Hommes et relayé par Le Figaro, Damien Marcel a mis au point un système de climatisation naturelle fonctionnant grâce à une citerne d’eau de pluie enfouie sous la surface et un réseau de ventilation ingénieux.

### Un système inspiré par la thermique souterraine

Damien Marcel, ingénieur de formation et passionné d’énergie depuis trente ans, cherchait depuis longtemps une alternative écologique aux climatiseurs traditionnels. Il y a cinq ans, il a finalisé un dispositif qu’il a matérialisé chez Sébastien Gasnier, un habitant de Haguenau, petite ville située à une trentaine de kilomètres de Strasbourg. Le principe est relativement simple sur le papier : une citerne souterraine stocke de l’eau de pluie fraîche, l’air chaud extérieur se refroidit au contact de la cuve, puis l’air frais est diffusé dans la maison via un système de ventilation. « On a 3-4 degrés de moins qu’une maison normale », a confié l’ingénieur au micro de l’émission, selon des propos rapportés par nos confrères.

### Une réponse aux vagues de chaleur récurrentes

La France suffoque de nouveau après une première canicule fin juin, et les ménages se ruent sur les climatiseurs mobiles ou les ventilateurs, consommateurs d’électricité et souvent peu respectueux de l’environnement. L’initiative de Damien Marcel intervient dans un contexte où les épisodes de chaleur extrême se multiplient, poussant les citoyens et les chercheurs à imaginer des solutions passives. Le système, qui ne nécessite aucune énergie fossile pour fonctionner, repose sur la fraîcheur naturelle du sous-sol, une ressource constante même en période de canicule. La citerne, enterrée à plusieurs mètres de profondeur, bénéficie d’une température stable, autour de 10 à 15 degrés, permettant un échange thermique efficace avec l’air chaud aspiré de l’extérieur.

### Un prototype aux implications potentielles

Si le dispositif n’en est encore qu’au stade du prototype chez un particulier, il pourrait intéresser les collectivités locales et les particuliers soucieux de réduire leur empreinte carbone. Le Figaro souligne que Damien Marcel, en tant qu’ingénieur, « cherche, imagine et teste des mécanismes pour vivre mieux ces périodes de chaleur ». Cette approche s’inscrit dans une tendance plus large de recherche de solutions bioclimatiques, où l’architecture et les systèmes domestiques s’adaptent aux conditions météorologiques sans recourir à des technologies énergivores. Cependant, aucune donnée chiffrée sur le coût d’installation ou l’efficacité à grande échelle n’a été communiquée à ce stade.

### Des perspectives pour l’habitat de demain

Cette innovation intervient alors que la question de l’adaptation au changement climatique devient centrale dans les politiques d’urbanisme et de rénovation énergétique. Le système de climatisation naturelle par citerne d’eau de pluie pourrait offrir une alternative crédible aux climatiseurs traditionnels, dont l’usage massif aggrave les îlots de chaleur urbains et augmente la consommation électrique lors des pics caniculaires. D’après les informations disponibles, Damien Marcel n’envisage pas pour l’instant de commercialiser son invention, mais il pourrait partager ses plans ou ses méthodes via des réseaux d’échange entre passionnés de low-tech. L’avenir dira si cette solution artisanale trouvera un écho auprès des pouvoirs publics ou des industriels, dans un contexte où la recherche de solutions sobres et résilientes devient une priorité.