Onyx Infos

Canicule : Sandrine Rousseau veut censurer un «gouvernement qui gère aussi mal» ce qui est «prévu»

Une · · Par Claire BERNARD

Canicule : Sandrine Rousseau veut censurer un «gouvernement qui gère aussi mal» ce qui est «prévu»

Canicule : Sandrine Rousseau annonce une motion de censure contre un gouvernement jugé «incompétent» face aux épisodes climatiques La députée écologiste Sandrin

Canicule : Sandrine Rousseau annonce une motion de censure contre un gouvernement jugé «incompétent» face aux épisodes climatiques

La députée écologiste Sandrine Rousseau a annoncé, mardi 30 juin, son intention de demander à son groupe parlementaire de déposer une motion de censure à l’encontre du gouvernement, qu’elle accuse de «gérer aussi mal» les conséquences de la canicule, pourtant «prévue» et annoncée. Dans une déclaration relayée par Le Figaro et l’AFP, l’élue parisienne a estimé qu’un exécutif incapable d’anticiper des phénomènes climatiques récurrents «ne mérite pas de rester».

Une déclaration choc sur Sud radio

«Un gouvernement qui gère aussi mal quelque chose qui est prévu et qui génère autant de morts, alors il ne mérite pas de rester», a lancé Sandrine Rousseau sur les ondes de Sud radio, selon des propos rapportés par Le Figaro. La députée écologiste a précisé qu’elle souhaitait ainsi «poser un rapport de force» avec un gouvernement qui, selon elle, n’a formulé «aucune espèce d’annonce» face à un épisode caniculaire que la France avait pourtant déjà connu en mai dernier.

Cette sortie intervient dans un contexte où plusieurs régions françaises sont confrontées à des températures extrêmes, dépassant localement les 40 degrés. Pour Sandrine Rousseau, cette situation illustre une «incompétence» manifeste de l’exécutif, d’autant plus que les services de santé et les collectivités locales se trouvent en première ligne, sans disposer des moyens annoncés.

Des critiques ciblant Sébastien Lecornu et la politique budgétaire

Au-delà de la gestion immédiate de la canicule, la députée a élargi ses critiques à l’encontre du Premier ministre, Sébastien Lecornu. «Sébastien Lecornu est le premier ministre qui nous envoie le plus vers une économie et une société de guerre : il vote des budgets de 36 milliards de supplémentaire pour l’armée, il prépare les hôpitaux à une situation de guerre», a-t-elle observé, citée par Le Figaro.

Cette mise en perspective vise à souligner, selon l’élue, un déséquilibre dans les priorités budgétaires. Alors que des crédits massifs sont alloués à la défense et à la préparation militaire, les infrastructures sanitaires peineraient à faire face à des événements climatiques pourtant récurrents et documentés. «Il y a dix jours de canicule et on n'est pas en capacité de gérer, c'est vraiment de l'incompétence», a-t-elle insisté.

Des hôpitaux «pas en capacité de gérer les afflux»

Les services hospitaliers constituent un point d’achoppement majeur dans cette polémique. Selon les informations rapportées, Sandrine Rousseau a notamment dénoncé le fait que les hôpitaux ne seraient «pas en capacité de gérer les afflux» liés aux vagues de chaleur. Cette situation, couplée à des effectifs déjà sous tension et à des services d’urgences régulièrement saturés, nourrit le sentiment d’un manque d’anticipation de la part de l’exécutif.

La menace d’une motion de censure, bien que peu susceptible d’aboutir en l’absence d’une majorité alternative, constitue un signal politique fort. Elle intervient alors que la France connaît des épisodes caniculaires de plus en plus précoces et intenses, et que les rapports scientifiques, notamment ceux du Giec, alertent depuis des années sur l’accélération du changement climatique. Pour l’élue écologiste, cette incapacité à gérer «quelque chose qui est prévu» relèverait d’un échec politique majeur, justifiant une remise en cause de la légitimité du gouvernement à poursuivre son mandat.

L’initiative de Sandrine Rousseau pourrait toutefois peiner à rassembler au-delà de son propre camp, les oppositions étant divisées sur la stratégie à adopter face à un exécutif qui, malgré les critiques, conserve une majorité relative à l’Assemblée nationale. Reste à savoir si cet appel fera écho dans l’opinion publique, alors que le thermomètre continue de grimper et que les conséquences sanitaires de la canicule se font chaque jour plus concrètes.