Canicule : «On observe un nombre de décès supérieur à la normale» affirme la ministre de la Santé Stéphanie Rist, avec «un effet retard» attendu

Canicule : « On observe un nombre de décès supérieur à la normale », alerte la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui redoute un « effet retard » Alors que la
Canicule : « On observe un nombre de décès supérieur à la normale », alerte la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui redoute un « effet retard »
Alors que la France subit depuis plusieurs jours un épisode de chaleur extrême, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a livré un premier bilan sanitaire préoccupant. Dans un entretien accordé à La Tribune et relayé par Le Figaro le 28 juin 2026, elle a confirmé une surmortalité et alerté sur les conséquences différées de cette canicule sur le système hospitalier.
Un constat de surmortalité confirmé
Interrogée sur l’impact sanitaire des fortes températures, Stéphanie Rist a été directe : « On observe un nombre de décès supérieur à la normale ». Cette déclaration, rapportée par Le Figaro avec l’AFP, marque une première reconnaissance officielle de l’ampleur du phénomène. La ministre a toutefois nuancé ses propos en expliquant que l’établissement de chiffres précis et fiables nécessite du temps. « Seulement 60 % des certificats de décès sont établis de façon électronique, il faut attendre la remontée des certificats papier », a-t-elle précisé, promettant une communication « en transparence » avec les données « les plus fiables possibles » dès leur disponibilité.
Un « effet retard » redouté sur les populations fragiles
Au-delà du constat immédiat, c’est la persistance des risques sanitaires qui inquiète la ministre. Selon Stéphanie Rist, « les chaleurs extrêmes de ces derniers jours agissent avec un effet retard, notamment chez les personnes fragiles mais aussi chez certains plus jeunes, qui arrivent aux urgences parfois cinq à dix jours après la canicule ». Cette temporalité allongée complique la gestion des soins, d’autant que « pour des malades chroniques, cet effet peut se prolonger plusieurs semaines ». La ministre s’attend ainsi à « ce que la tension sur le système hospitalier perdure après la baisse des températures », suggérant une saturation prolongée des services d’urgence.
Des signaux de hausse de la mortalité par rapport à 2025
En comparant la situation à celle de l’année précédente, la ministre a indiqué que « des signaux montrent qu’il y aura très probablement une mortalité plus élevée qu’à la même période l’an dernier ». Cette projection, bien que prudente, alourdit le bilan potentiel de cet épisode caniculaire. Le gouvernement, par la voix de Stéphanie Rist, s’engage à fournir des données consolidées dès que possible, mais la lenteur de la remontée des certificats de décès papier retarde l’établissement d’un bilan définitif. Cette situation rappelle les difficultés méthodologiques déjà rencontrées lors des précédentes vagues de chaleur, où la surmortalité n’était pleinement mesurée que plusieurs semaines après l’événement.
Une pression durable sur le système de santé
Les déclarations de la ministre de la Santé interviennent dans un contexte où les services d’urgence sont déjà sous tension. L’« effet retard » évoqué par Stéphanie Rist pourrait maintenir une affluence élevée dans les hôpitaux, même après le retour à des températures plus clémentes. Cette perspective pose la question de la capacité du système de santé à absorber un choc sanitaire prolongé. Alors que la canicule de juin 2026 s’inscrit dans une tendance d’événements climatiques extrêmes plus fréquents, les autorités sanitaires sont confrontées à la nécessité d’adapter leurs dispositifs de veille et de réponse pour anticiper ces effets retardés, qui semblent devenir une caractéristique récurrente des épisodes de chaleur intense.