Canicule: le ministre du Travail affirme que "les entreprises doivent prendre des mesures"

# Canicule : le ministre du Travail demande aux entreprises d’adapter leurs conditions de travail Face à l’épisode de canicule qui touche une large partie du te
# Canicule : le ministre du Travail demande aux entreprises d’adapter leurs conditions de travail
Face à l’épisode de canicule qui touche une large partie du territoire français, le ministre du Travail a appelé les entreprises à prendre « des mesures » pour protéger leurs salariés. Alors que les températures grimpent et que plusieurs records de chaleur pourraient être battus, la question de l’organisation du travail en période de forte chaleur devient un enjeu majeur pour les employeurs comme pour les employés.
## Un appel à la responsabilité des employeurs
Dans une déclaration relayée par BFM Business, le ministre du Travail a insisté sur le fait que « les entreprises doivent prendre des mesures » face à la canicule. Cette injonction intervient alors que de nombreux secteurs, notamment le BTP, la logistique ou encore l’industrie, sont confrontés à des conditions de travail particulièrement éprouvantes. Selon les données disponibles, plus d’un quart des logements français disposent d’un système de climatisation, ce qui souligne l’inégalité d’accès à la fraîcheur, tant au domicile que sur les lieux de travail.
Le ministre n’a pas précisé de sanctions immédiates, mais a rappelé le cadre légal existant : les employeurs ont une obligation de sécurité et de protection de la santé des travailleurs, qui s’applique pleinement en période de canicule. Des aménagements concrets sont attendus, comme l’adaptation des horaires, la mise à disposition d’eau fraîche, ou encore l’installation de zones de repos climatisées.
## Des aménagements horaires déjà en place dans certaines entreprises
« C’est très difficile », ont témoigné plusieurs entreprises interrogées sur la manière dont elles aménagent les horaires de travail de leurs employés. Certaines ont choisi de décaler les prises de poste aux heures les plus fraîches, dès 6 heures du matin, ou de fractionner la journée de travail avec une pause prolongée aux heures les plus chaudes. D’autres secteurs, comme la restauration ou le commerce, peinent à appliquer ces mesures en raison des contraintes liées à la clientèle.
Le sujet est d’autant plus sensible que la France compte un logement sur trois considéré comme une « bouilloire thermique », selon les données disponibles. Cela signifie que de nombreux salariés rentrent chez eux dans des logements surchauffés, sans possibilité de récupérer correctement, ce qui aggrave les risques sanitaires liés à la chaleur.
## Des conséquences visibles sur les transports et le logement
La canicule a également des répercussions sur les infrastructures. La SNCF a ainsi annoncé la suppression de 71 trains Intercités en raison des fortes chaleurs, qui peuvent déformer les rails ou endommager les caténaires. Par ailleurs, le thème des « passoires thermiques » a été abordé par BFM éco, qui a titré : « Passoires thermiques, l’État brasse de l’air (chaud) », soulignant les difficultés persistantes de rénovation énergétique des logements.
Pour faire face à ces épisodes de chaleur, des solutions à moindre coût existent, comme les rafraîchisseurs d’air ou les films anti-chaleur à poser sur les vitres. Mais ces solutions restent insuffisantes face à l’ampleur du phénomène. Le ministre du Travail a donc insisté sur la nécessité d’une anticipation et d’une planification, tant au niveau des entreprises que des pouvoirs publics.
Alors que l’été s’annonce chaud, le débat sur l’adaptation du travail au changement climatique est loin d’être clos. Les entreprises sont désormais attendues sur leurs mesures concrètes, sous peine de voir leur responsabilité engagée en cas d’accident ou de malaise lié à la chaleur.