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Canicule : l’inspection du travail a adressé 227 mises en demeure en un mois

Une · · Par Claire BERNARD

Canicule : l’inspection du travail a adressé 227 mises en demeure en un mois

Canicule : l’inspection du travail a adressé 227 mises en demeure en un mois Alors que la France a traversé une semaine de canicule record fin juin 2026, le min

Canicule : l’inspection du travail a adressé 227 mises en demeure en un mois

Alors que la France a traversé une semaine de canicule record fin juin 2026, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dévoilé ce lundi 29 juin sur Franceinfo le bilan des contrôles effectués par l’inspection du travail. Selon des informations rapportées par Le Figaro, 2 600 inspections ont été menées depuis la fin mai, aboutissant à 227 mises en demeure adressées à des entreprises ne respectant pas leurs obligations de protection des salariés face aux fortes chaleurs.

Un dispositif de contrôle renforcé face à la canicule

L’inspection du travail a intensifié ses opérations de contrôle sur l’ensemble du territoire à partir de la fin mai, période coïncidant avec les premiers épisodes de fortes chaleurs. D’après les déclarations du ministre, ces 2 600 contrôles visaient à vérifier que les employeurs mettent bien en œuvre les mesures prévues par le code du travail en cas de canicule. Parmi les obligations rappelées figurent notamment l’adaptation des horaires de travail, l’instauration de pauses plus fréquentes, ainsi que la mise à disposition d’eau potable pour les salariés. Les 227 mises en demeure prononcées concernent des manquements constatés sur ces différents points, sans que le ministre n’ait précisé la nature exacte des infractions les plus fréquentes. Jean-Pierre Farandou a toutefois souligné que « l’enjeu principal, c’est l’adaptation des horaires », suggérant que de nombreuses entreprises peinent encore à réorganiser le temps de travail en période de fortes chaleurs.

Des sanctions possibles en cas de non-conformité

Le ministre du Travail a prévenu que ces mises en demeure ne constituent qu’une première étape, et que des sanctions pourraient être prononcées si les entreprises concernées ne se mettent pas en conformité dans les délais impartis. Cette mise en garde intervient dans un contexte où les épisodes caniculaires se multiplient en France, avec des températures dépassant régulièrement les 40 degrés dans plusieurs régions. Les employeurs sont tenus, selon la réglementation en vigueur, d’évaluer les risques liés aux fortes chaleurs et de prendre les mesures nécessaires pour préserver la santé de leurs salariés. Le non-respect de ces obligations peut entraîner des sanctions administratives, allant de l’amende à des poursuites pénales en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle liée à la chaleur.

Un « voyage d’étude » en Espagne pour s’inspirer des bonnes pratiques

Jean-Pierre Farandou a également annoncé son intention de se rendre en Espagne pour y trouver des idées d’adaptation aux fortes chaleurs, selon les informations rapportées par Le Figaro. Ce « voyage d’étude » vise à observer les dispositifs mis en place par les autorités espagnoles, pays confronté régulièrement à des températures élevées, notamment dans le sud du pays. Le ministre a une nouvelle fois écarté l’idée de fixer un seuil de température à partir duquel le travail devrait être systématiquement aménagé, estimant que le décret pris l’an dernier offre déjà un cadre suffisant. Cette position pourrait toutefois être réévaluée à l’issue de cette mission d’observation, alors que les syndicats et certaines associations de défense des travailleurs réclament des mesures plus contraignantes face à l’intensification des épisodes caniculaires liés au changement climatique.

Un enjeu de santé publique qui s’inscrit dans la durée

Les 227 mises en demeure adressées en un mois témoignent de l’ampleur du défi que représente l’adaptation du monde du travail aux fortes chaleurs. Alors que les prévisions météorologiques annoncent des étés de plus en plus chauds, la question de la protection des salariés exposés à la canicule pourrait devenir un enjeu majeur de santé publique et de relations sociales. La mission d’étude en Espagne, couplée aux contrôles renforcés de l’inspection du travail, pourrait ouvrir la voie à de nouvelles réglementations ou à des recommandations plus précises à destination des employeurs, sans toutefois que le gouvernement n’envisage pour l’instant de seuil thermique obligatoire.