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Canicule : une hausse de plus de 2000 décès a été recensée lors de la semaine du 22 juin, pic de la vague de chaleur

Une · · Par Claire BERNARD

Canicule : une hausse de plus de 2000 décès a été recensée lors de la semaine du 22 juin, pic de la vague de chaleur

Canicule de juin : une surmortalité de 2025 décès enregistrée lors de la semaine du 22 juin, selon la ministre de la Santé Une hausse de plus de 2 000 décès a é

Canicule de juin : une surmortalité de 2025 décès enregistrée lors de la semaine du 22 juin, selon la ministre de la Santé

Une hausse de plus de 2 000 décès a été recensée lors de la semaine du 22 juin, pic de la canicule exceptionnelle qui a frappé la France au mois de juin. L’annonce a été faite ce vendredi 3 juillet par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sur le plateau de TF1, qui a toutefois précisé que ce chiffre, bien que significatif, ne reflète qu’une partie de la réalité en raison d’un enregistrement encore incomplet des certificats de décès.

Un pic de mortalité concentré sur une semaine

« Le chiffre de décès pour la semaine du 22 au 28 juin, comparativement à la semaine d’avant, (…) est de l’ordre de 2025 décès supplémentaires », a déclaré Stéphanie Rist, selon des informations rapportées par Le Figaro et l’AFP. Cette augmentation intervient alors que la France a connu une vague de chaleur précoce et intense, avec des températures dépassant les 40 degrés dans plusieurs régions, notamment dans le Sud-Ouest et la vallée du Rhône. La ministre a toutefois nuancé ces données en rappelant qu’elles ne concernaient qu’un peu plus de la moitié de l’ensemble des certificats de décès, ce qui suggère que le bilan réel pourrait être plus lourd.

Des données encore partielles et en cours de consolidation

Ces chiffres, bien que provisoires, confirment les craintes des autorités sanitaires quant à l’impact de cette canicule sur les populations les plus vulnérables, notamment les personnes âgées et les individus souffrant de pathologies chroniques. Selon les sources gouvernementales, les services de l’État et les agences régionales de santé travaillent actuellement à la consolidation des données issues des hôpitaux, des cliniques et des cabinets de médecins. La ministre a également souligné que des mesures de prévention et de suivi avaient été renforcées dans les Ehpad et les établissements de santé, mais que l’ampleur de la surmortalité pourrait encore évoluer dans les prochains jours.

Un contexte de canicule précoce et d’alerte maximale

Cette vague de chaleur, survenue dès le début de l’été, a placé une trentaine de départements en vigilance rouge ou orange, avec des records de température battus dans plusieurs villes. Selon Météo-France, des pointes à 42 degrés ont été enregistrées dans le Sud-Ouest, tandis que la région parisienne a connu des nuits tropicales, entravant la récupération des organismes les plus fragiles. Les autorités sanitaires avaient déjà alerté sur les risques de déshydratation et de coup de chaleur, mais l’ampleur de la surmortalité – même partielle – interroge sur l’efficacité des dispositifs de prévention mis en place depuis la canicule de 2003, qui avait fait près de 15 000 morts.

Des perspectives encore incertaines

Alors que la France continue de subir des épisodes de chaleur répétés, ce bilan provisoire de 2025 décès supplémentaires pour la seule semaine du 22 au 28 juin pourrait inciter les pouvoirs publics à renforcer les mesures de protection, notamment en matière d’information et de suivi des populations à risque. Les données définitives, une fois consolidées, devraient permettre d’affiner l’analyse des causes de cette surmortalité et d’en tirer les enseignements pour les prochaines vagues de chaleur, dont la fréquence et l’intensité pourraient augmenter dans les années à venir, selon les climatologues.