Canicule : le bilan des décès par noyade s’élève à «plus de 90» depuis le 19 juin, selon la ministre des Sports

Canicule : plus de 90 décès par noyade enregistrés depuis le 19 juin, un bilan alarmant La ministre des Sports et de la Jeunesse, Marina Ferrari, a dévoilé un b
Canicule : plus de 90 décès par noyade enregistrés depuis le 19 juin, un bilan alarmant
La ministre des Sports et de la Jeunesse, Marina Ferrari, a dévoilé un bilan provisoire particulièrement lourd ce jeudi 2 juillet 2026 sur les ondes de RMC. Selon ses déclarations, le nombre de décès par noyade s'élève à « plus de 90 » depuis le 19 juin, une période marquée par un épisode caniculaire intense sur l'ensemble du territoire français. Ce chiffre, qualifié d'« inquiétant » par la ministre, intervient alors que le précédent bilan officiel faisait état de 74 morts depuis le 18 juin, illustrant une aggravation rapide de la situation en l'espace de quelques jours.
Une corrélation directe avec les pics de chaleur
Marina Ferrari a établi un lien direct entre cette recrudescence des noyades et les conditions météorologiques extrêmes. « On a assisté à une baisse ces derniers jours, donc on voit bien que c’est corrélé aussi à un pic de chaleur où les gens vont chercher de la fraîcheur », a-t-elle expliqué. Selon la ministre, les premiers jours de cette vague de chaleur ont été particulièrement meurtriers, avec « beaucoup de jeunes » parmi les victimes. Cette analyse confirme les craintes des autorités sanitaires : lorsque le thermomètre grimpe, les comportements à risque augmentent, poussant la population à se rafraîchir dans des zones non surveillées ou à sous-estimer les dangers aquatiques.
Des profils variés mais des risques identifiés
Si la ministre a nuancé en affirmant qu'« il n’y a pas de profil type », elle a néanmoins dressé un tableau des principales victimes. D'un côté, « une fragilité sur les très jeunes enfants, qu’on ne doit pas laisser sans surveillance » ; de l'autre, des adolescents et jeunes adultes adoptant « des comportements qui sont dangereux », comme « je saute d’un pont » ou « je vais dans un canal qui n’est pas surveillé ». Ces pratiques, souvent banalisées, se révèlent mortelles en période de canicule, où les eaux peuvent paraître plus accueillantes mais où les courants et la température corporelle créent des conditions imprévisibles.
Vers une refonte des dispositifs de sécurité
Face à ce constat alarmant, Marina Ferrari a annoncé une mesure concrète : « On travaille sur une refonte du brevet national de sauveteur secouriste aquatique ». Cette annonce suggère une volonté gouvernementale de renforcer la formation des secouristes et d'adapter les dispositifs de surveillance aux nouveaux défis posés par les épisodes climatiques extrêmes. Alors que la canicule semble s'atténuer ces derniers jours, les autorités espèrent que cette prise de conscience collective et ces réformes permettront de limiter le nombre de drames lors des prochaines vagues de chaleur, qui devraient se multiplier avec le changement climatique.