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Cancer, infarctus, accidents… le terrible palmarès des causes de décès en France : plus de 640 000 morts en 2024

Une · · Par Claire BERNARD

Cancer, infarctus, accidents… le terrible palmarès des causes de décès en France : plus de 640 000 morts en 2024

# Cancer, infarctus, accidents… le terrible palmarès des causes de décès en France : plus de 640 000 morts en 2024 Plus de 641 046 décès ont été recensés en Fra

# Cancer, infarctus, accidents… le terrible palmarès des causes de décès en France : plus de 640 000 morts en 2024 Plus de 641 046 décès ont été recensés en France en 2024, selon une étude de Santé publique France publiée récemment et rapportée par *Midi Libre*. L'analyse, réalisée à partir des certificats de décès, dresse un palmarès des causes de mortalité où les maladies chroniques, les accidents et les pathologies cardiovasculaires dominent largement, tandis que l'espérance de vie à la naissance continue néanmoins de progresser, atteignant 85,8 ans pour les femmes. ## Un nombre de décès en légère baisse mais toujours élevé Le chiffre de 641 046 décès enregistrés en 2024 marque une légère diminution par rapport aux années précédentes, mais reste dans une fourchette haute, en raison notamment du vieillissement de la population. Selon Santé publique France, cette tendance s'explique par l'arrivée à des âges avancés des générations nombreuses du baby-boom. L'étude souligne également que la mortalité a été moins impactée par les épidémies saisonnières que lors des exercices précédents, ce qui pourrait expliquer la stabilisation observée. Les données, collectées via le système de certification électronique des décès, permettent une photographie précise des pathologies et événements ayant conduit au décès. ## Le cancer, première cause de mortalité Le cancer reste la première cause de décès en France, représentant près de 30 % des morts en 2024, selon les informations communiquées par *Midi Libre*. Les tumeurs malignes les plus fréquentes demeurent celles du poumon, du côlon-rectum et du sein. Chez les hommes, le cancer du poumon est particulièrement meurtrier, tandis que chez les femmes, le cancer du sein reste la première cause de décès par cancer, bien que sa mortalité diminue régulièrement grâce au dépistage et aux progrès thérapeutiques. Santé publique France note toutefois une augmentation des cancers liés au tabagisme chez les femmes, un phénomène déjà observé dans plusieurs pays occidentaux. ## Les maladies cardiovasculaires, deuxième cause Les maladies cardiovasculaires, notamment les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux, constituent la deuxième cause de mortalité en France, avec environ 25 % des décès. L'étude indique que les pathologies cardiaques ischémiques, comme l'infarctus, touchent davantage les hommes, tandis que les AVC sont plus fréquents chez les femmes. Les facteurs de risque tels que l'hypertension artérielle, le diabète, l'obésité et la sédentarité restent prédominants. Santé publique France insiste sur l'importance de la prévention primaire, notamment par l'activité physique et une alimentation équilibrée, pour réduire ces chiffres. ## Les accidents et morts violentes, troisième cause Les accidents de la vie courante, les accidents de la route et les suicides complètent le palmarès des causes de décès. Environ 10 % des morts en 2024 seraient attribuables à des causes externes, selon l'étude. Les chutes accidentelles chez les personnes âgées représentent une part significative, tout comme les intoxications médicamenteuses involontaires. Le nombre de décès par suicide, bien qu'en légère baisse, reste préoccupant, avec environ 9 000 morts par an. Santé publique France souligne que ces données pourraient être sous-estimées en raison de difficultés de codage sur les certificats de décès. ## Espérance de vie : une progression qui se confirme Malgré ce lourd bilan, l'espérance de vie à la naissance continue de progresser en France, atteignant 85,8 ans pour les femmes et 79,3 ans pour les hommes en 2024, selon les données de l'Insee reprises par Santé publique France. Cette hausse, bien que modérée, reflète les progrès constants de la médecine, l'amélioration des conditions de vie et les campagnes de prévention. Toutefois, les écarts persistent entre les catégories socioprofessionnelles, avec une espérance de vie inférieure de plusieurs années pour les ouvriers par rapport aux cadres. L'étude appelle à renforcer les politiques de santé publique ciblant les inégalités territoriales et sociales, alors que la France se prépare à une nouvelle vague de vieillissement démographique.