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Cameroun: après les violences dans le Nord-Ouest, le gouvernement présente sa version des faits

Monde · · Par Claire BERNARD

Cameroun: après les violences dans le Nord-Ouest, le gouvernement présente sa version des faits

Le 1er mai 2026, le gouvernement camerounais a enfin rompu le silence qui entourait les récentes violences survenues le 26 avril dans le département de Bui, une

Le 1er mai 2026, le gouvernement camerounais a enfin rompu le silence qui entourait les récentes violences survenues le 26 avril dans le département de Bui, une région anglophone du Nord-Ouest. Cette déclaration officielle est intervenue alors que des inquiétudes croissantes émergeaient parmi les acteurs de la société civile, soucieux des informations alarmantes rapportées sur le terrain. Des témoins font état de la mort d'au moins 15 civils, un chiffre qui soulève des questions quant à la véracité des événements survenus. D’après un communiqué émis par le ministère de la Défense, 14 des victimes seraient des membres de groupes armés séparatistes. Bien que ce chiffre soit inférieur aux estimations fournies par des sources locales, il reste préoccupant. Un responsable gouvernemental a affirmé que "toutes les mesures nécessaires ont été prises pour rétablir l'ordre". Toutefois, cette déclaration est contestée par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) qui dénoncent une répression violente à l'égard des populations civiles. Les préoccupations sont accentuées par des témoignages alarmants. Des organisations de défense des droits de l'homme, telles que Human Rights Watch, attirent l'attention sur la situation de plus en plus tendue dans cette région. Les rapports de ces ONG indiquent que les opérations militaires menées par l'armée ont souvent des répercussions tragiques sur les civils. Les habitants évoquent des exactions, des arrestations sans fondement et des violences physiques, laissant une empreinte durable sur la communauté. La situation sur le terrain est marquée par une montée de la tension. Suite aux événements tragiques de dimanche dernier, les résidents de Bui vivent dans la peur. Les routes sont désertées, et de nombreuses familles cherchent refuge dans des zones considérées comme plus sûres, redoutant de nouvelles incursions militaires. Des journalistes de RFI ont recueilli des témoignages décrivant un climat de terreur, où les civils se retrouvent piégés entre les feux croisés de l'armée et des groupes séparatistes. La communauté internationale commence à réagir face à cette situation préoccupante. Amnesty International a exhorté le gouvernement camerounais à respecter les droits humains et à assurer la sécurité des civils. Les ONG soulignent l'importance d'une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur les événements tragiques du 26 avril. Des voix dissonantes commencent à s'élever au sein de la société civile ainsi que de certains politiciens, qui interpellent le gouvernement sur sa gestion de la crise anglophone. Ils réclament un dialogue accru avec les leaders des mouvements séparatistes, considérant qu'une solution pacifique est la seule issue envisageable pour éviter de nouvelles tragédies. La situation demeure tendue. Les autorités camerounaises continuent de défendre leur position, mais le manque de communication ouverte avec les populations aggrave le ressentiment croissant. Les dissensions internes au sein des communautés anglophones s'accentuent, et les perspectives d'une résolution pacifique semblent de plus en plus incertaines. Alors que le monde observe, l'avenir de la région reste en suspens, et les appels à la paix se multiplient dans un contexte où les tensions pourraient encore s'intensifier.