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"Ça tue le match": le ras-le-bol de l'After sur les pauses fraîcheur de la Coupe du monde 2026

Sport · · Par Sophie DURAND

« Ça tue le match » : le ras-le-bol de l’After Foot contre les pauses fraîcheur de la Coupe du monde 2026 Alors que la Coupe du monde 2026 se profile avec son l

« Ça tue le match » : le ras-le-bol de l’After Foot contre les pauses fraîcheur de la Coupe du monde 2026

Alors que la Coupe du monde 2026 se profile avec son lot d’innovations, les pauses fraîcheur obligatoires instaurées par la Fifa suscitent une vive polémique. Dans l’émission After Foot sur RMC, les chroniqueurs Daniel Riolo et Walid Acherchour ont exprimé leur exaspération face à ces coupures qui, selon eux, nuisent au spectacle sportif. Si ces pauses sont présentées comme une mesure de protection pour les joueurs exposés aux fortes chaleurs estivales en Amérique du Nord, leur caractère systématique et leur exploitation publicitaire interrogent.

Une coupure qui casse le rythme du jeu

Daniel Riolo n’a pas mâché ses mots après le match nul entre le Brésil et le Maroc (1-1), disputé dans la nuit de samedi à dimanche. « C’est en train de devenir soûlant. Je suis gavé », a-t-il lancé sur l’antenne de RMC. Selon lui, ces interruptions, qui peuvent durer plus de trois minutes, perturbent le déroulement naturel des rencontres. « Ça peut casser le rythme d’un match et des moments forts », a-t-il insisté, pointant du doigt un phénomène qui, à la télévision, se traduit par une coupure publicitaire forcée. « Devant la télé, c’est un moment soûlant parce qu’on se tape de la pub, ça te fait sortir du match », a-t-il complété, avant de nuancer : « Au stade, c’est peut-être vécu différemment. » Cette position reflète un sentiment partagé par de nombreux observateurs, qui voient dans ces pauses une intrusion commerciale dans le sport.

Des pauses au cœur de la stratégie des entraîneurs

Walid Acherchour a renchéri en dénonçant l’impact de ces coupures sur l’expérience des téléspectateurs. « Ça me tue le match ces pauses fraîcheur en pagaille », a-t-il déclaré, avant d’évoquer un aspect moins visible : l’utilisation tactique de ces arrêts par les entraîneurs. « On devrait aussi voir les ajustements du coach dans la réalisation TV. Je sens par exemple qu’Ancelotti a changé quelque chose lors de cette pause fraîcheur, sur les positions de Raphinha et Vinicius », a-t-il observé. Selon lui, plus la compétition avancera, plus ces moments deviendront cruciaux pour les techniciens. « Plus on va avancer, plus les coachs auront de l’importance durant ces pauses », a-t-il prédit, suggérant que ces interruptions pourraient remodeler les stratégies de jeu.

Une mesure justifiée par la santé, mais critiquée pour son volet commercial

Concrètement, l’arbitre interrompt le jeu à la 22e minute de chaque mi-temps pour permettre aux joueurs de se réhydrater, et ce quelles que soient les conditions météorologiques et la température. La Fifa justifie ces coupures par la nécessité de protéger la santé des joueurs face aux fortes chaleurs qui séviront en plein été aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Cependant, en rendant ces pauses obligatoires et en autorisant les diffuseurs à couper l’antenne pour diffuser des publicités, l’institution alimente le soupçon de vouloir générer encore plus de recettes. Une critique qui rejoint celle déjà formulée par Jürgen Klopp, le manager de Liverpool, qui avait exprimé son aversion pour cette innovation. Alors que le Mondial 2026 s’annonce comme le plus lucratif de l’histoire, ces pauses fraîcheur cristallisent les tensions entre spectacle sportif et impératifs commerciaux.