"Ça fait bientôt trois ans que ça dure et ça me vampirise" : sa maison se fissure de toute part mais son assureur refuse de l’indemniser, le cri de détresse d’un Héraultais

# "Ça fait bientôt trois ans que ça dure et ça me vampirise" : sa maison se fissure de toute part mais son assureur refuse de l’indemniser, le cri de détresse d
# "Ça fait bientôt trois ans que ça dure et ça me vampirise" : sa maison se fissure de toute part mais son assureur refuse de l’indemniser, le cri de détresse d’un Héraultais
Dans l'Hérault, un propriétaire témoigne de son calvaire administratif et financier après avoir constaté d'importantes fissures sur sa maison, acquise pour 500 000 euros en 2023. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, l'homme attribue ces dégâts aux mouvements de terrain provoqués par la sécheresse, un phénomène de plus en plus fréquent dans le sud de la France. Mais malgré plusieurs démarches, son assureur refuse de prendre en charge les réparations, plongeant le propriétaire dans une situation d'impuissance et de détresse psychologique.
## Un bien immobilier devenu source d'angoisse
Le propriétaire, dont l'identité n'a pas été divulguée, a acquis cette maison située au nord de Montpellier en 2023 pour un montant de 500 000 euros. Aujourd'hui, il décrit un logement « vampirisant » où les fissures apparaissent de toute part. Selon *Midi Libre*, il affirme que ces dégradations sont directement liées aux mouvements de terrain causés par la sécheresse, un aléa naturel reconnu dans certaines zones du département. Pourtant, son assureur conteste cette origine et refuse d'indemniser le sinistre, laissant le propriétaire face à des travaux estimés à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
## Le refus de l'assureur : une situation administrative complexe
D'après les informations recueillies par le quotidien régional, l'assureur invoquerait des clauses contractuelles qui excluraient les dommages liés à la sécheresse, ou exigerait des preuves que le propriétaire n'aurait pas fournies. Cette situation met en lumière les difficultés croissantes rencontrées par les habitants de l'Hérault, où la sécheresse a été reconnue comme catastrophe naturelle à plusieurs reprises ces dernières années. En effet, selon un rapport de la préfecture de l'Hérault, le département a connu des épisodes de sécheresse sévères entre 2022 et 2024, provoquant des mouvements de terrain qui ont endommagé des centaines de bâtiments. Cependant, la reconnaissance officielle ne garantit pas automatiquement une indemnisation, chaque dossier étant examiné au cas par cas par les assureurs.
## Un phénomène qui touche de nombreux propriétaires
Le cas de ce propriétaire n'est pas isolé. Selon des données de la Fédération française de l'assurance, les sinistres liés à la sécheresse ont augmenté de 40 % en France entre 2010 et 2023, avec une concentration particulière dans le sud du pays. Dans l'Hérault, des associations de défense des propriétaires, comme l'Association des sinistrés de la sécheresse de l'Hérault, signalent une hausse des litiges avec les assureurs. Le propriétaire interrogé par *Midi Libre* exprime un sentiment d'abandon : « Ça fait bientôt trois ans que ça dure et ça me vampirise », confie-t-il, décrivant un processus épuisant de démarches administratives et de batailles juridiques.
## Des recours possibles mais limités
Face au refus de son assureur, le propriétaire pourrait engager une procédure judiciaire ou solliciter la médiation de la Commission de recours amiable, une instance dépendant de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Cependant, ces démarches sont longues et coûteuses, et leur issue reste incertaine. Par ailleurs, la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle par arrêté interministériel pourrait faciliter l'indemnisation, mais elle ne couvre pas tous les cas de figure. Selon un expert en assurances contacté par *Midi Libre*, les assureurs sont de plus en plus réticents à indemniser les sinistres liés à la sécheresse, en raison de l'ampleur des coûts et de l'augmentation des événements climatiques extrêmes.
Cette situation illustre les défis posés par le changement climatique dans le sud de la France, où la sécheresse et les mouvements de terrain deviennent des risques majeurs pour les propriétaires immobiliers. Alors que le propriétaire de l'Hérault continue de lutter pour obtenir réparation, son témoignage met en lumière les lacunes du système d'assurance face à des phénomènes naturels de plus en plus fréquents et imprévisibles. La question d'une réforme du régime d'indemnisation des catastrophes naturelles, régulièrement évoquée par les associations de consommateurs, pourrait être relancée par ce type de dossiers.