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«C’est un risque» : Hollande n’écarte pas le retour d’un mouvement comparable aux «gilets jaunes» lié aux prix des carburants

Une · · Par Claire BERNARD

«C’est un risque» : Hollande n’écarte pas le retour d’un mouvement comparable aux «gilets jaunes» lié aux prix des carburants

Selon des informations rapportées par Le Figaro, l'ancien président François Hollande n'écarte pas l'hypothèse d'un retour d'un mouvement social comparable à ce

Selon des informations rapportées par Le Figaro, l'ancien président François Hollande n'écarte pas l'hypothèse d'un retour d'un mouvement social comparable à celui des « gilets jaunes », dans un contexte de flambée des prix des carburants. Interrogé sur RTL, le député de Corrèze a estimé que cette éventualité constituait « toujours un risque », alors que certains syndicats appellent à une mobilisation le 17 octobre prochain. ## Un contexte de tension sur les prix à la pompe La déclaration intervient dans un climat de remontée des prix des carburants, qui alimente les inquiétudes des ménages comme des professionnels. Selon les éléments relayés par Le Figaro, cette dynamique ravive le souvenir du mouvement des « gilets jaunes », né à l'automne 2018 d'une contestation portant notamment sur la fiscalité des carburants. François Hollande, qui vient de publier un ouvrage intitulé Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche aux éditions Robert Laffont, s'exprime donc dans un moment où la question énergétique retrouve une place centrale dans le débat public. ## Des appels à la mobilisation le 17 octobre D'après les informations du quotidien, certains syndicats appellent à la mobilisation le 17 octobre prochain. Cette perspective conduit l'ancien chef de l'État à presser l'exécutif d'agir rapidement. « Si précisément on veut éviter les blocages, il faut que le gouvernement aille très vite », a-t-il déclaré sur RTL. Cette mise en garde suggère que la fenêtre d'action pourrait se refermer si les mesures annoncées n'interviennent pas avant la date de mobilisation annoncée. ## Des aides ciblées plutôt qu'une baisse générale François Hollande plaide pour une réponse graduée. Il appelle à « cibler les mesures au bénéfice d'abord des professionnels », notamment les transporteurs et les artisans, avant d'envisager un dispositif pour les particuliers. Il propose ainsi la mise en place d'un « chèque » destiné à « compenser le prix du carburant ». Selon lui, « si on est sur une affaire conjoncturelle, il peut y avoir des baisses de fiscalité ». Cette approche se distingue d'une réduction pérenne des taxes, que l'ancien président semble réserver à des situations structurelles. ## Un précédent qui pèse sur le débat Le mouvement des « gilets jaunes », déclenché en 2018 par une hausse annoncée de la taxe carbone, avait donné lieu à plusieurs semaines de blocages et à une crise sociale d'ampleur. Ce précédent explique la prudence affichée par plusieurs responsables politiques face au retour de tensions sur les prix. Toutefois, la configuration actuelle diffère : les appels syndicaux restent, à ce stade, circonscrits à une date unique, et aucun blocage d'envergure n'a été signalé. Par ailleurs, la nature des revendications pourrait évoluer selon les arbitrages budgétaires à venir. L'évolution de la situation dépendra en grande partie de la réaction de l'exécutif dans les prochaines semaines. Si des mesures ciblées étaient annoncées rapidement, elles pourraient désamorcer une partie des tensions. À l'inverse, un statu quo prolongé laisserait ouvert le scénario d'une mobilisation comparable à celle de 2018, dont l'ampleur reste, à ce stade, difficile à anticiper.