Onyx Infos

"C’est un métier passion, surtout quand on aime les enfants" : à 69 ans, Nadine travaille comme clown à l’hôpital

Une · · Par Claire BERNARD

Selon les informations rapportées par Midi Libre dans sa série "Combien tu gagnes ?", qui donne la parole à des professionnels sur leurs revenus et leurs choix

Selon les informations rapportées par Midi Libre dans sa série "Combien tu gagnes ?", qui donne la parole à des professionnels sur leurs revenus et leurs choix de vie, Nadine, 69 ans, exerce le métier de clown à l'hôpital. Une activité qu'elle qualifie de "métier passion", soulignant notamment l'importance d'aimer les enfants pour l'exercer au quotidien. ## Un engagement auprès des enfants hospitalisés D'après les éléments rapportés par le quotidien régional, Nadine consacre son activité professionnelle à intervenir auprès d'enfants hospitalisés, dans un cadre qui mêle divertissement et accompagnement émotionnel. À 69 ans, elle incarne une figure singulière du monde du travail, à un âge où la majorité des actifs français sont déjà retraités depuis plusieurs années. En effet, selon les données de l'Insee, l'âge moyen de départ à la retraite en France se situe autour de 64 ans, ce qui place la situation de Nadine en marge des parcours professionnels les plus courants. Le métier de clown hospitalier, parfois désigné sous le terme d'art-thérapie ou d'intervention clownesque en milieu de soins, s'est structuré en France depuis les années 1990, notamment à travers des associations spécialisées qui collaborent avec les établissements de santé. Ces intervenants travaillent en lien avec les équipes médicales, sans se substituer à elles, afin d'apporter un soutien psychologique et ludique aux jeunes patients. ## Des revenus et des choix de vie mis en lumière La série "Combien tu gagnes ?" de Midi Libre, citée comme source de ce témoignage, a pour particularité de faire parler des professionnels de leurs revenus, de leurs dépenses et de leurs arbitrages financiers. Ce format, qui s'inscrit dans une tendance médiatique plus large de transparence sur les salaires, permet de documenter des métiers souvent mal connus du grand public. Toutefois, le contenu fourni ne précise pas le montant exact des revenus perçus par Nadine pour cette activité, ni le statut sous lequel elle l'exerce — salariée d'une association, indépendante ou bénévole rémunérée. Cette opacité relative autour des conditions matérielles du métier de clown hospitalier reflète une réalité plus large : ces fonctions, souvent exercées à temps partiel ou dans le cadre de contrats précaires, pourraient ne pas garantir une stabilité financière comparable à celle d'autres professions du secteur sanitaire et social. ## Un métier à la croisée du soin et de la culture Par ailleurs, le témoignage de Nadine met en évidence la dimension vocationnelle de cette activité. Le clown hospitalier intervient dans un environnement sensible, où la maladie grave et parfois la fin de vie côtoient l'enfance. Ce travail exige, selon les professionnels du secteur, une formation spécifique et un encadrement rigoureux, afin de respecter le rythme et l'état psychologique des jeunes patients. D'après plusieurs associations de référence dans ce domaine, la sélection et la préparation des intervenants reposent sur des critères stricts, incluant l'écoute, la capacité d'adaptation et une solide résistance émotionnelle. Le cas de Nadine, à 69 ans, interroge également la place des seniors dans l'emploi. Alors que les pouvoirs publics encouragent depuis plusieurs années le maintien en activité des travailleurs âgés, notamment dans le cadre des réformes successives des retraites, son parcours semblerait illustrer une forme d'engagement professionnel prolongé, porté par une motivation personnelle davantage que par une contrainte économique — sans que l'on puisse l'affirmer avec certitude au vu des éléments disponibles. ## Une perspective encore peu documentée La médiatisation de ce type de témoignage pourrait contribuer à faire connaître des métiers encore marginalisés dans le débat public sur le travail et la santé. Cependant, l'absence de données chiffrées précises sur les revenus et les conditions d'exercice des clowns hospitaliers en France limite toute analyse comparative solide. Une documentation plus systématique de ces professions, notamment par les organismes statistiques publics, permettrait d'éclairer leurs réalités économiques et sociales.